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FLEUR DE CERISIER - Another Joseon Love Story

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DOUSHKA
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MessageSujet: FLEUR DE CERISIER - Another Joseon Love Story   Mer 1 Mar - 22:13


FLEUR DE CERISIER
COMMENTAIRES

L'histoire se passe durant la période Joseon dans la Corée actuelle. Une famille de nobles est accusée de haute trahison par un complot politique. Le couple perd la vie mais la femme arrive à donner naissance à sa fille avant de succomber. L'histoire raconte la vie de cet enfant qui va grandit sans jamais savoir ce qui est arrivé à sa famille jusqu'au jour où elle rencontre l'amour de sa vie. Dès lors les choses vont se compliquer pour elle. De la découverte de ses origines aux tourmentations d'un amour impossible, c'est une histoire mêlant amour et politique. Est-ce qu'une fin heureuse attend les personnages? Que leur reserve le destin?

+ genres :romance, tragédie, historique
+ public : tout public
+ avertissements : -
+ autres précisions : donnez moi vos impressions, avis, critiques dans la section commentaires
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DOUSHKA
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MessageSujet: Re: FLEUR DE CERISIER - Another Joseon Love Story   Mer 1 Mar - 22:18


FLEUR DE CERISIER
[url=http]COMMENTAIRES[/url]

-CHAPITRE I-

Cette histoire se déroule il y a quatre cent ans avant cela, dans le royaume connu sous le nom de Joseon…
C’était un matin agréable, le soleil s’était levé et réchauffait de ses rayons la capitale Hanyang. Devant la porte Sud, on faisait la queue pour pénétrer dans la capitale, des marchands et des voyageurs venus d’un peu partout, de Yuan ainsi que d’autres royaumes proches. Plusieurs gardes veillaient à la sécurité et vérifiaient l’identité de tous ceux qui entraient et sortaient. C’était un temps de paix comme jamais n’en avait connu le royaume, et le peuple était plus heureux que jamais car les récoltes étaient fructueuses. Un des marchands venus d’une ville portuaire faisait lui aussi la queue, portant ses marchandises sur le dos. Il avait voyagé avec un groupe, et il était épuisé, mais qu’importe puisqu’il était enfin arrivé et qu’il allait enfin pouvoir gagner de l’argent?  Lorsque ce fut à son tour, il montra sa petite plaque en bois sur laquelle était gravé son nom et qui l’autorisait à entrer dans la capitale;. Le garde lui fit signe de passer et le voilà qui pénétrait dans la capitale. Quelle joie, quel bonheur, quel soulagement ! Un large sourire aux lèvres, l’homme barbu, aux yeux ronds  et au nez large  s’enfonçait désolée a capitale en observant tout autour de lui comme s’il découvrait un autre monde. Tant il était heureux d’être là, qu’il décida de manger à sa faim et de boire le meilleur alcool de la taverne. Il s’arrêta donc à la première sur son chemin et commanda une bonne soupe avec du riz et leur meilleur alcool. Rassasié et le ventre plein, il se rendit au marché et commença à installer ses affaires. Bien qu’il s’attendait à ce que ses produits aient du succès, ce fut bien au delà de ses attentes. À la fin de la journée il avait déjà vendu trois quart de sa marchandise, alors qu’il prévoyait au moins une semaine pour vendre toute cette quantité. Ses produits étant d’une très bonne qualité, plusieurs maîtresses de riches ménages lui avaient acheté ses marchandises à grandes quantités. À la fin de la journée, le marchand commença à ranger ses affaires.
— Hé Kwang Mok Gu, tu as trouvé une chambre pour cette nuit? lui demanda un marchand avec lequel il avait voyagé.
— Je n’ai pas trouvé mais il doit bien y en avoir une quelque part, répondit le marchand avec un rire gras.
— Si tu ne trouves rien, tu vas devoir dormir dans la rue, fais attention à tes affaires !
— Je ne peux pas dormir avec toi Gat Dong ah?
— Aj non ! On est déjà trois dans une petite chambre, il n’y a pas assez de place pour toi !
Kwang Mok Gu se mit à rire et hocha la tête.
— D’accord, d’accord, je vais trouver quelque chose, mais les nuits sont agréables et chaudes, alors je peux aussi dormir à la belle étoile. Je vais pouvoir économiser ma fortune !
Le marchand salua ses compagnons d’affaire et de route avant de partir de son côté à la recherche d’une chambre, mais une demie heure plus tard, n’ayant rien trouvé il se rendit dans une maison de kisaeng espérant qu’il pourrait y trouver une chambre pour passer la nuit.
— Nous n’avons rien à t’offrir, la dernière chambre a été prise quelques minutes plus tôt.
— Ah cham ! Quand une chose va bien une autre va mal.
L’homme quitta la résidence et se rendit de nouveau en taverne, commanda de l’alcool et se mit à boire, déçu de n’avoir pas trouvé de chambre où se reposer après une dure journée de travail et après un tel long voyage. Il but tellement qu’il finit ivre et reprit ses affaires pour aller trouver un endroit où il pourrait dormir sans risque de se faire dépouiller de ses biens. C’est alors qu’il les entendit. Des voix, des cris d’hommes. Il avait du mal à distinguer ce dont il s’agissait. Il aperçut des lumières, il s’agissait de torches, et il finit par comprendre que c’étaient des soldats qui pourchassaient une femme enceinte qui fuyait en compagnie d’un homme qui semblait être son mari. Que se passait-il ? Pourquoi les poursuivait-on? Il fut assaillit de mille questions, et trébucha lorsqu’ils passèrent près de lui. Sans vraiment réfléchir, il s’empara d’une brouette qu’il poussa sur le chemin juste après le passage des deux fugitifs, ralentissant ainsi les gardes qui les pourchassaient.
— Oh je suis navré, vous allez bien ? Je mérite la mort, pardonnez moi ! disait-il en s’accrochant à eux avec un air inquiet tentant de les retenir, et faisant mine de les inspecter pour voir s’ils étaient blessés.
— Oui, oui ça va ! Dégagez le chemin !
— Ah oui, oui, tout de suite.
Tandis qu’il s’emparait de nouveau du véhicule, les soldats contournaient l’engin pour poursuivre le couple mais le marchand leur rentra de nouveau dedans, bien que certains réussirent à passer.
Visiblement en colère, un soldat le poussa brusquement et le fit trébucher, si bien qu’il atterrit au sol, gémissant de douleur. Il ne réussit pas à les retenir d’avantage, malheureusement..;

UN PEU PLUS TÔT
Han Suk Moon se précipita dans la chambre de sa femme, un air alerté sur le visage, et à bout de souffle. Il avait courut après avoir été informé qu’il était tombé dans un piège. Un complot contre lui qui leur couterait la vie à tous les deux, à lui et sa femme. Il la réveilla avec une voix tremblante d’inquiétude.
— Ah Reum, réveille toi, nous devons partir sur le champ !
— Mais.. Que se passe-t-il ? Qu’est ce que tu racontes?
— Vite, il n’y a plus de temps, nous devons nous en aller avant que les gardes n’arrivent ! Le premier ministre m’a tendu un piège, il m’a faussement accusé de trahison ! J’a été piégé mais je ne pourrais pas le prouver, ils vont nous tuer, vite !
— Omo.. !
Sa femme se redressa et se mit à rassembler quelques affaires avec des gestes maladroits, et les larmes aux yeux. Elle qui dormait si paisiblement, elle n’aurait jamais cru qu’une telle chose pouvait arriver dans leur vie.
— Vite, dépêchons, nous n’avons plus beaucoup de t..
Dehors on entendit des bruits, des voix, et puis quelqu'un qui lui ordonnait de sortir.  Han Suk Moon crois a le regard de sa femme, ils étaient tous les deux effrayés. Qu’allaient-ils faire? Le mari saisit sa femme par la main, et se précipita vers la porte arrière. Ni une ni deux, sans attendre et sans plus réfléchir il sortir de la maison et se mit à courir aussi vite qu’il le pouvait, et qu’elle  le pouvait avec son ventre rond.
— Ils sont là ! Ils prennent la fuite ! hurla le chef de la police. Attrapez les !
Suk Moon serrait fort la main de sa femme dans la sienne, et courrait pour pouvoir leur échapper. Ils finirent par se cacher quelques dans la cour d’une maison mais rapidement le propriétaire de celle-ci les vit et ils durent reprendre leur fuite désespérée pour ne pas qu’il les dénonce. Mais la chance ne semblait pas être de leur côté car les gardes les surprirent et s’élancèrent à leur poursuite.
— Par ici ! Ils sont là !
— Prends la fuite toi, chéri, je ne peux plus courir, ils m’épargnerons, je porte un enfant ! disait sa femme à Suk Moon.
— Ils n’épargneront personne, le premier ministre va s’assurer personnellement de ça ! Cours, ne lâche pas ma main !
La pauvre femme était à bout de souffle, tenant son ventre d’une main, et la main de son mari de l’autre, elle faisait tout son possible pour courir vite, mais elle commençait à avoir mal aux jambes et son ventre pesait trop lourd. La vue brouillée et les larmes coulant à flots, elle faisait de son mieux pour suivre le rythme et ne pas ralentir son mari, mais c’était trop d’efforts pour elle. C’est là qu’un homme les aida, il réussit à ralentir les soldats, assez pour qu’ils arrivent à prendre un peu plus d’avance et à échapper à leur vue pour pouvoir passer la grande porte Est et s’enfoncer dans la forêt. Mais la femme de Suk Moon était bien trop lente, bien trop faible pour pouvoir le supporter d’avantage, si bien que ce dernier prit une décision très courageuse et honorable. Il s’arrêta soudain derrière un arbre.
— Écoutes-moi attentivement. Tu vas fuir aussi loin et aussi vite que tu le peux et te cacher dans le premier endroit que tu vas trouver.
— Mais..mais que comptes-tu faire, toi?
— Je vais attirer leur attention et te faire gagner du temps !
— Mais je ne peux pas ! Nous devons rester ensemble, nous..
— Non ! Nous ne pouvons pas, tu ne peux pas dans ton état, tu dois survivre, pour notre enfant, tu comprends? Tu m’entends?
Sa femme s’était mise à sangloter, elle était effrayée, épuisée, et tout son corps tremblait. Il la saisit par les épaules et la secoua.
— Tu dois sauver notre enfant, tu m’entends?!
Au loin on entendait les voix se rapprocher, ils allaient bientôt être découverts, mais sa femme ne voulait pas se ressaisir. Il commençait à désespérer. Que faire pour la sauver, pour sauver son enfant, pour se sauver?
— Je t’en prie, Ah Reum, écoutes-moi.
Elle finit par hocher la tête, et il l’embrassa sur le front avant de s’éloigner à pas de course. Elle le regarda de derrière son arbre, à travers les feuillages, il se mit à gesticuler en direction des gardes avant de courir. Rassemblant tout son courage, Ah Reum se précipita dans le sens inverse, courant à l’aveugle, ne pensant qu’à une chose : s’éloigner le plus possible et sauver son enfant. Elle ne savait combien de temps s’écoula dans cette forêt, ni combien de temps elle passa à courir avant de trébucher sur des ronces. Elle tenta désespérément de protéger son ventre lors de sa chute mais le choc se fit sentir malgré tout, et une douleur atroce la déchira de l’intérieur. Elle gémit faiblement, et sa vue se brouilla, tout devint plus sombre, mais la jeune femme ne se laissa pas sombrer et se redressa tant bien que mal, ses pas étaient bien plus lents, et chancelants mais elle poursuivit son chemin, désespérée, en sanglotant et en gémissant, ses mains autour de son ventre qui la faisait souffrir. Soudain elle déboucha sur un chemin à travers la forêt, au même moment que des chevaux y passaient. Elle ne fut pas blessée, car ils s’arrêtèrent juste à temps, mais la frayeur fut telle qu’elle recula brusquement et s’écroula la seconde d’après, perdant connaissance.
— Vite, mettez la dans le palanquin ! ordonna une noble dame qui sortit de son palanquin et aperçut Ah Reum au sol.
Ses hommes obéirent sur le champ et elle fut délicatement allongée dans le palanquin. Était-ce un simple hasard ou bien son destin ? Le palanquin ramena Ah Reum dans la capitale qu’elle avait fuit avec son mari avec tant d’acharnement.

Le lendemain après midi
Il était enfermé et on l’emmenait vers la grande place publique pour être exécuté. Il était accusé de haute trahison, et toutes les preuves étaient contre lui. Le premier ministre avait tout soigneusement manigancé et organisé pour qu’il ne lui laisser aucun moyen de se sauver, aucun secours, aucune porte de sortie. Il ne pouvait qu’accepter cette injustice, lui, homme si honnête, si loyal envers la famille royale et si généreux, qui avait toujours servi la juste cause, qui n’avait jamais rien fait de mal ni à la famille royale, ni aux esclaves, tant il était respectueux envers tout être humain. Mais dans ce pays corrompu jusqu’au cou, seuls les plus faibles et les plus bons souffraient, et les gens malhonnêtes profitaient de la gloire, de la richesse et du confort. Avec sa mort, le premier ministre se débarrassait d’un important rival. Il devenait l’homme le plus puissant de Joseon après le roi lui même. Et ambitieux comme il était, il ne tarderait certainement pas à désirer d’avantage de pouvoir et convoiter le trône lui même. Suk Moon en était sûr. Mais il ne pouvait rien pour aider le roi, il ne pouvait pas s’aider soi-même.
— À mort le traître ! hurlait le peuple en lui lançant des cailloux dessus.
Suk Moon savait bien que ce n’est pas lui qu’ils haïssaient avec tant de force. Ils se fichaient parfaitement des intrigues politiques. Mais à chaque occasion de blesser, humilier et rabaisser un noble, un homme plus riche, ils en profitaient, et c’était tout à fait compréhensible. Bien qu’ils connaissent une période de paix, et que le roi soit attentif à son peuple, ils subissaient les conséquences de la corruption des fonctionnaires. Et cela ne ferait que s’aggraver à partir de maintenant, car il n’y aurait plus personne pour tenir tête au ministre et à ses projets.
On le sortit de sa prison et on le conduisit vers ce qui deviendrait sa tombe. On le poussa à se mettre à genoux, et son bourreau commença à s’animer autour de lui, préparant son arme, celle avec laquelle il s’apprêtait à lui trancher la tête, il effectua une sorte de rituel, dansant autour de lui, de sorte à effrayer un éventuel traître et décourager ainsi ceux qui enfreignaient les lois. Qui aurait voulu se retrouver à sa place, menacé par l’arme de cet homme effrayant? Personne bien entendu. Tout était une question de mise en scène, et de manipulation par la peur. Imposer la crainte dans les coeurs pour les dissuader de commettre des crimes. Mais Suk Moon n’était pas un criminel, il n’était qu’une victime innocente incapable de se justifier devant la loi. C’est la seconde qui précéda sa mort qu’il l’aperçut. Sa femme. Elle le regardait depuis la foule, il croisa son regard un court instant, et c’est son visage en larmes, tétanisé, ainsi que l’enfant dans ses mains qu’il emporta comme dernière image d’elle. Mais il n’était pas malheureux lorsque l’arme lui trancha la gorge. Non, il était heureux, car elle avait mit au monde leur enfant, et qu’elle était saine et sauve. Il était heureux et inquiet. Mais il veillerait sur son enfant, même après sa mort. Il regrettait simplement de ne pas avoir pu prendre son enfant dans ses bras, et de ne pas avoir fait ses adieux à sa famille..


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DOUSHKA
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MessageSujet: Re: FLEUR DE CERISIER - Another Joseon Love Story   Jeu 9 Mar - 19:44


FLEUR DE CERISIER


-CHAPITRE II-
Hong Ah Reum marchait en chancelant. Son enfant dans les bras, elle ne voyait et n'entendait plus rien d'autre que ses propres sanglots. Les passants la dévisageaient en se demandant ce qui se passait. Elle aurait dû se faire discrète, elle qui était l'épouse d'un homme tout juste exécuté pour haute trahison, mais au lieu de cela, elle marchait lentement au milieu de la foule, avec l'horrible sentiment d'étouffer, comme si sa poitrine était compressée. Elle avait mal au coeur, elle avait si mal qu'elle aurait pu en mourir. Elle ne se rendit pas compte qu'elle était revenue de cette maison dont elle était partie un peu plus tôt, ce n'est qu'une fois arrivée qu'elle  devant la maison de sa bienfaitrice. Il s'agissait de la concubine d'un noble, ancienne gisaeng. En la voyant, la femme au nom de Mae Hwa se précipita vers elle pour la soutenir, car Ah Reum n'avait plus de force dans les jambes, et son corps tremblait. Comment allait-elle survivre maintenant, seule, sans son mari ? Elle n'avait plus la force de rien. Sa tête tournait, et à peine sa Mae Hwa lui prit-elle l'enfant des mains que la jeune mère s'écroula inconsciente. On la ramena dans une chambre, celle où elle avait accouché, mais elle semblait mal en point, proie à une forte fièvre qui inquiétait Mae Hwa. Lorsque Ah Reum revint enfin à elle, Mae Hwa était endormie à son chevet, l'enfant dans ses bras. Ah Reum tira doucement sur sa manche et celle-ci se réveilla.

— Comment allez vous ?

— Agasshi..

— Oui, dites moi, avez-vous besoin de quelque chose ?

Ah Reum secoua faiblement la tête. Elle n'avait besoin que d'une chose.

— Agasshi.. je sais que jamais je ne pourrais vous remercier pour ce que vous avez fait pour moi.. je n'ai plus rien pour rembourser cette dette que j'ai envers vous..

— Ne dites pas de bêtises, je n'ai besoin de rien, vous devez récuperer rapidement et vous occuper de votre fille.

Ah Reum eût un sourire triste.

— Je crains que je ne pourrais pas m'occuper de mon bébé.., murmura-t-elle d'une voix brisée, alors que des larmes commençaient à couler de ses yeux.

— Sottises, vous allez..

— Je vous en prie, faites moi une dernière faveur.. Sauvez mon bébé.. ma pauvre fille..

Mae Hwa ne put retenir ses propres larmes, sa peine pour cette pauvre femme était immense, elle aurait aimé la sauver, l'aider par tous les moyens, mais elle était impuissante. Le destin était réellement cruel avec elle, à peine avait-elle mit au monde son enfant qu'elle en était séparée. Elle prit la main de la mourante et la pressa doucement.

— Je m'occuperais d'elle, je m'occuperais de votre enfant, je vous le promets !

— Ra On-ah.. murmura Ah Reum.

Ah Reum lui adressa un sourire, et tendit la main vers l'enfant, pour lui caresser la joue délicatement, mais l'instant d'après, sa main retomba, et une dernière larme glissa de ses paupières entrouvertes. Mae Hwa essuya les joues d'Ah Reum et pressa doucement sa main contre les yeux de celle-ci afin de lui fermer les yeux. Tout en sanglotant, elle regarda l'enfant qu'elle tenait dans les bras et qui s'était réveillé et pleurait comme s'il avait sentit que sa mère était partie. Elle essaya de le calmer mais il pleura pendant longtemps encore. Mae Hwa fit enterrer le corps hors Hanyang, sur une montagne, et tout juste après cela, elle retourna chez elle pour s'occuper de l'enfant. Mais lorsque le seigneur Kim arriva et la vit avec l'enfant, il la toisa d'un air mauvais.

— D'où vient cet enfant ? demanda-t-il.

— Je.. c'est l'enfant d'une servante, elle est morte en couches alors je pensais à le garder et..

— Je ne veux plus voir cet enfant dans cette maison, si je veux un enfant, je peux aller voir ma femme, tu n'es qu'une gisaeng...!

— Mais..

— Récupère l'enfant ! ordonna l'homme à son esclave qui s'empressa de prendre le bébé des mains de Mae Hwa, bien que cette dernière essaya de protester.

l'homme tourna alors les talons et commença à partir, suivi de son esclave, mais Mae Hwa courut vers lui et le saisit par la main en le suppliant de la laisser garder l'enfant. D'un mouvement brusque, il se dégagea, ce qui déséquilibra la jeune femme. Elle tomba au sol et se blessa le pied, mais se releva pour le supplier encore, mais son mari disparut, sans même lui laisser l'occasion de le convaincre. Mae Hwa se fit aider par sa servante pour se redresser.

— Je vais bien, dépêche toi de les suivre, je dois savoir où il emmène l'enfant !

— Ye Aghasshi ! (Oui Madame)

Sa servante partit en courant, retrouvant bientôt l'époux de sa maîtresse, elle le suivit discrètement jusqu'à la maison de Gisaeng. Elle retourna ensuite avertir Mae Hwa qui ne tarda pas à s'y rendre elle-même. Comme elle avait autrefois été une gisaeng et qu'elle avait grandit là, on ne s'étonna pas de la voir, et elle fut même accueillie chaleureusement par les autres. Celle qui était à présent maîtresse de ces lieux, et son amie la plus chère vint à sa rencontre.

— Mae Hwa ! Quelle belle surprise, je ne m'attendais pas à ce que tu viennes nous rendre visite.

— Myeong Wol, je suis heureuse de te voir, répondit Mae Hwa en serrant son amie dans ses bras.

Elles entrèrent toutes les deux à l'intérieur, dans une chambre où elles pouvaient discuter sans être dérangées.

— À vrai dire.. je n'étais pas venue te rendre visite, déclara Mae Hwa, ce qui surprit légèrement son amie.

— Ah oui ? Alors quelle est la raison de ta visite ? Attends.. serais-tu venue à cause du bébé que ton mari ramené plus tôt ?

— Oui ! Il est ici ? Ramènes le moi je t'en prie !

Myeong Wol sourit et appela une de ses filles pour que celle-ci ramène l'enfant. Quelques instants plus tard, elle revint avec le bébé de Hong Ah Reum dans les bras et le tendit à Mae Hwa qui le prit et le serra contre elle avec tendresse.

— Je ne comprends pas, pourquoi.. commença Myeong Wol.

— Je sais que ce n'est pas mon enfant, mais je me suis très attachée à lui, sauf que mon époux refuse que je le garde.

— Mais de qui est-il ?

— C'est le bébé de.., Mae Hwa hésita, ne sachant si elle devait le dire, mais finalement elle se pencha pour chuchoter à l'oreille de son amie, et celle-ci ouvrit la bouche de surprise.

— Omo ! Tu veux dire que..

Mae Hwa porta son doit à ses lèvres, pour qu'elle ne prononce pas le nom des parents du bébé.

— Je lui ai fais la promesse que j'allais m'occuper de sa fille, mais je ne vais pas pouvoir le faire, alors tu dois la garder ici et prendre soin d'elle à ma place.

— Ne t'en fais pas Mae Hwa, je m'occuperais bien de l'enfant, comme s'il s'agissait de ma propre fille.

À ces mots, Myeong Wol baissa tristement les yeux, portant sa main à son ventre comme par habitude. Cela ne faisait pas bien longtemps depuis qu'elle avait perdu son bébé, un mort-né, alors Mae Hwa prit la main de son amie et la serra fort, pour lui montrer tout son soutien. Elle pouvait imaginer à quel point son coeur souffrait. Elle lui tendit alors le bébé, et Myeong Wol prit l'enfant d'Ah Reum dans ses bras.

— Tu lui as donné un nom ? demanda-t-elle à Mae Hwa.

— Ra On. Sa mère lui a donné ce nom avant de mourir..

— Hong Ra On ? murmura Myeong Wol, et comme si ce nom lui était familier, le bébé sourit à la gisaeng.

— Elle sourit ! Elle m'a sourit Mae Hwa ! s'exclama la femme aux anges.

Les deux femmes restèrent un moment à contempler l'enfant et à discuter avant de se séparer enfin, et Mae Hwa retourna chez elle, le coeur et l'esprit rassurés à l'idée que son époux n'ait pas fait de mal au bébé. Peut-être était-ce mieux si elle grandissait là-bas ? En tout cas elle avait l'intention de lui rendre visite souvent et de prendre soin de la fille de Hong Ah Reum de son mieux. Elle tiendrait sa promesse coûte que coûte. Ce pauvre enfant n'avait rien demandé à qui que ce soit, ce n'était pas de sa faute si ses parents avaient eût un tel destin. Mais Mae Hwa était déterminée à faire son possible pour que l'enfant grandisse sans jamais manquer de rien. Elle veillerait à ce qu'aucun mal ne lui soit jamais fait.



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