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Tokyo's Underground

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Inked
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MessageSujet: Tokyo's Underground   Ven 3 Mar - 14:37


Tokyo’s Underground
[url=http]COMMENTAIRES[/url]

Jenna, jeune étudiante arrivée de Paris il y a peu, retrouve ses amies japonaises et expérimente sa nouvelle vie à Tokyo. Gare aux aspects sombres de la capitale nippone car elle pourrait bien bouleverser sa vie.

+ genre & sous-genre : romance et thriller
+ public : -18
+ avertissements : scènes de violence et de sexe
+ autres précisions : J’espère que ça vous plaira. Bonne lecture !
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MessageSujet: Tokyo's Underground : Chapitre 1 PT 1 - One Night Stand   Ven 3 Mar - 17:21


Chapitre 1 : One night stand pt.1


Depuis trois mois je vivais désormais dans cette ville qui ne semble jamais s'arrêter. Tokyo, capitale nippone et pôle financier mondial, m'avait finalement fait comprendre que je n'avais jamais vraiment connu l'affolement urbain. Le coeur de cette vallée d'immeubles m'étonnait un peu plus chaque jour. Moi, petite habituée de mon paisible village natale je ne comprenais pas encore ce qui animait tous ces gens. Peut-être que finalement c'est ça vivre dans une grande ville ?
Ce soir je m'étais laissée entraîner par ma joyeuse petite bande. Yuuki, ma correspondante depuis désormais cinq ans, avait insisté pour m'emmener dans une boîte aux moeurs douteux pour rigoler. Je n'avais su refuser car je me doutais que si je m'y opposais j'aurais droit à des petites représailles. rien de bien méchant évidemment mais je n'avais nullement l'envie qu'on me taquine en me traitant de coincée. Ainsi je me retrouvais entre Shinaki, Yuuki, Haruka et deux autres garçons qu'elles m'avaient rapidement présentés. Nous discutions joyeusement tandis que la nuit prenait place au dessus de nos têtes. D'un air distrait j'observais le ciel qui se teintait de ce bleu profond.
Les filles s'étaient amusées à me maquiller, me coiffer tant et si bien que j'avais l'impression de ne rien sentir sous les couches de fond de teint et fard à joues. Je battais des cils, ils étaient étrangement longs. Etait-il nécessaire de mettre autant de mascara ? J'esquissais un demi-sourire, après tout on avait bien rigolé. L'espace d'un instant je me tus, le regard plongé dans ce voile sombre couvrant désormais la ville. Tokyo était si belle de nuit. Les shops demeurant ouvert jusqu'à pas d'heure coloraient le paysage d'une multitude de lumières, je peinais à réaliser que désormais moi aussi c'était ma place.

- Jenna ! Qu'est-ce que tu fais?

Yuuki m'avait interpellé avec force. Je n'avais pas réalisé qu'à force de rêvasser je m'étais isolée du groupe. Ils avaient deux bonnes minutes d'avance sur moi et il me fallait les rattraper. Mes pas se firent plus rapides. Mes talons battaient le bitume à vive allure tant et si bien que je les rattrapais facilement.

Désolé, j'étais ailleurs.

Notre déambulation dans les rues dura bien une bonne heure. Les fous rires allaient bon train à mesure que nous avancions dans la direction indiquée par Yuuki. L'innocence de la jeunesse  sans doute ? Sur le chemin quelques bouteilles furent achetés pour animer davantage notre marche. Par chance, je ne suis pas de celles à qui l'alcool monte rapidement à la tête. Haruka semblait déjà de meilleure humeur, voire même un peu trop ?
C'est ainsi qu'avec ce groupe légèrement éméché nous sommes arrivés au club. À l'entrée les jeunes de notre âge se pressaient pour entrer. Nous fîmes la queue tout en poursuivant nos discussions sans intérêts. Des regards insistants glissèrent sur mes courbes, l'air mal à l'aise je tirais sur ma jupe qui me semblait vraiment trop courte.
Il est vrai qu'être européenne ici parfois ce n'est pas un cadeau. John, un anglais qui nous accompagnait, me prit par l'épaule afin d'écarter toute tentative d'approche.

Peu à peu, à mesure que nous nous rapprochions de l'entrée de la boîte on pouvait entendre la musique qui en sortait. Cette techno véhiculait l'atmosphère étouffante mais tentante de cet univers nocturne que j’allais découvrir. Après avoir passé les vigiles, les filles et moi même déposèrent nos affaires dans le vestiaire. Les garçons se dirigèrent vers le bar souhaitant commander.
Odeur de fumée, d’alcool et bien entendu de sueur. Cet endroit sentait la luxure et la débauche mais étrangement cela ne me déplaisait pas. Nous tentâmes de nous frayer un passage au milieu de toute cette foule de gens. Ce ne fut pas aisé.
Mes yeux clairs, ma peau pâle ainsi que mes formes attiraient l’attention.
Yuuki me souffla une petite parole à l’oreille mais il était impossible d’enendre correctement avec ces basses entêtantes en fond. Avant de ne pouvoir lui demander ce qu’elle m’avait chuchoté je me rendis compte que j’étais désormais perdue au milieu d’inconnus.
Ma salive descendit brusquement dans ma gorge. Je n’aimais pas cette situation. Mon regard se balada sur les têtes qui m’entouraient mais je semblais bien petite maintenant en dépit de mes talons. L’inquiétude monta d’un cran lorsque plusieurs mains vinrent effleurés le creux de mon dos. Cela ne m’amusait pas… Je criais doucement un à un les noms des mes amis mais rien à faire. Soudain un jeune japonais me fit face, il arborait un sourire des plus étrange. Ceux qui sont presque pervers. Ceux qui vous transpercent et vous inquiètent.  Je tentais de faire la jeune fille pleine d’assurance, belle idée n’est ce pas ? Toutefois il était trop tard.

- Ben alors ? On est perdu ma jolie ?

Son accent japonais écorchait son anglais encore fragile. Je lui répondis avec un aplomb rare.

- Je cherche mes amis. Ils sont près du bar, je vais les rejoindre.


Il s’interposa tandis que je tentais de lui échapper. Pourtant je n’étais pas d’humeur à être une proie, même un jouet. Je le repoussais violemment créant un mouvement de foule faisant râler plus d’un client se trouvant là.

- Tu ne vas pas filer comme ça dis donc ?

- Et pourquoi pas ? Je vous ai dis que je rejoignais mes amis.

L’espace d’un instant il me défia du regard. Je n’avais plus peur, le monde qui m’entourait réagirait forcément si il m’arrivait un truc… Enfin je crois ? Il me lâcha le bras après l’avoir marqué de sa main moite. La tête haute je m’éloignais en direction du comptoir. Yuuki m’aperçut et m’appela par chance. Soupir de soulagement.

- Tu étais ou ?
- Oh je me suis juste un peu perdue. T’en fais pas tout va bien.

Mon plus beau sourire égaya mon visage alors qu’elle me tendait mon verre. Nous trinquâmes gaiement. L’alcool coula à flot dès cet instant.

La tête me tournait quelques peu, c’était bien la première fois. Haruka riait joyeusement, elle me tenait la main pour mieux m’entraîner vers la piste de danse. Je n’eus guère le choix que de m’agiter au milieu de cette piste enflammée.
Tout en ondulant mon corps je fermais les yeux. La musique bien qu’oppressante me forçait à me laisser aller. J’hurlais, je riais. Chaque nouvelle musique me rendait un peu plus ivre de ce plaisir d’être jeune. D’être libre aussi.
Néanmoins, à force de bouger dans tous les sens nous avions soif. Enfin j’avais soif. Je laissais ma folle compagnie derrière moi pour aller réclamer un de ces cocktails fruités. Accoudée au bar, je regardais le peuple grouillant dans cette salle embuée de fumée. C’est alors que sous la lumière fiévreuse je l’ai regardé me sourire. Le temps était à l’amusement et pourtant je ne voyais plus que lui. Le barman me tira de ma paralysie en me demandant ce que je voulais. Je le dévisageais avec un certain reproche dans le regard, ce qu’il ne comprit pas.

- Je prendrais un Sex on the Beach s’il vous plaît.


Une fois la commande passée, je tournais la tête. Il était toujours là, dans l’ombre, bien installé dans son carré VIP avec ses amis autour. Curieusement je me détournais de lui. Non, ce n’était pas une bonne idée. Un soir pareil, avec un mec de ce genre… Ce n’était vraiment pas le bon moment. Les yeux dans le vague je fixais les bouteilles tapissant le mur teinté de violet et rouge. La boisson arriva bien vite et je me ruais dessus pour mieux assouvir cette soif qui me tordait le bide.
Ma gorge sèche disparu avant de revenir au galop. Il était là. Juste à côté. Son sourire toujours sur les lèvres.

- Salut.

Je le dévisageais d’un air incrédule. Qu’est-ce qu’il veut celui là ? Alors certes il est beau gosse, grand et le petit grain de beauté au coin de son œil est à tomber mais ça ne justifie pas tout. Je l’examinais de haut en bas, il fallait jouer la carte de la distance. Je ne suis pas une fille facile monsieur. Tout en se mordant la lèvre il me regarda faire d’un air satisfait.

- Je m’appelle Yugyeom. Enchanté !

Nouveau silence de ma part alors que je sirotais ce qu’il restait dans mon verre. Cette fois il riait presque. Pensant qu’il se moquait de moi je lâchais ma paille.

- Jenna.
- Hum… T’es pas japonaise je suis sûr.

Allez savoir pourquoi mais cette remarque couplée avec ce sourire coquin me fit me retenir un éclat de rire.

- Tu as l’œil dis donc.

Ses yeux rieurs plongèrent dans les miens tandis qu’il se rapprochait doucement.

- Ecoutes, je ne suis pas du genre à tourner autour du pot donc je vais être clair : j’ai envie de passer la soirée avec toi. Et peut-être plus si affinités si tu veux.

Sa voix s’était faite plus douce mais aussi plus sombre. Absorbée par sa proposition je m’empressais de boire une gorgée pour m’éclaircir les idées. Quelle erreur.
Il attendait ma réponse en affichant son plus beau regard de chien battu. Au fond de moi j’avais envie de dire oui. Cela faisait une éternité que rien ne s’était passé entre moi et un garçon et il me plaisait vraiment. Mon cœur en témoignait au vu de ses pulsations. C’est alors que je vis Yuuki du coin de l’œil. Elle me souriait tout en m’encourageant par des petits signes assez subjectifs. Me voyant distraite mon interlocuteur fit volte face ce qui fit disparaître aussitôt Yuuki de mon champ de vision.
Je le regardais une dernière fois. Il avait le charme de la première rencontre.

Encore une fois je ne suis pas le genre de nana profitant de toutes les opportunités offertes en soirée mais étrangement je me sentais bien et j’avais envie que cela continue. Mon corps parlait de lui même, il voulait que je fasse cette bêtise. Pour une fois je me suis donc résolu à l’écouter.

- OK. Ca me va.

Il pivota dans ma direction et mordit dans la paille que j’avais laissé libre. Je le regardais boire. Sa pomme d’adam glissait doucement au fur et à mesure des gorgées, de quoi me donner le tourni.

- Cool ! Tu veux danser,boire ?


En vérité le mal était plus insidieux que ça. Je fis mine de réfléchir cependant je m’aperçus qu’il avait compris avant que je ne me rende compte moi même. Il m’embrassa brutalement avant même que je réagisse.
Ca allait finir en histoire de fesses…
On est tous humains non ? Bon…
Ses dents mordaient mes lèvres alors que je peinais à prendre mon souffle. Il esquissa un sourire avant de continuer de plus belle en caressant sa langue avec la mienne. Merde ! Il sait s'y faire en plus. Quelques hoquets de surprise se succédèrent mais il ne se démonta pas, poursuivant son petit jeu.
Une fois que ce fut fini je le dévisageais.

- Je crois que j’ai compris que tu allais droit au but tu sais.


Il pouffa de rire en me ramenant contre lui.

- Et du coup tu veux faire quoi ? Rester ici ou on va s’amuser ailleurs ?
- J’aimerais finir mon verre, en prendre un autre et dire au revoir à mes amis.

D’un hochement de tête il acquiesça. Sa main posée sur mon épaule électrifiait  toute la peau se trouvant à proximité.

- Ca marche. Et après …
- Après on va où tu veux. J’ai pas d’horaire ni cours demain.

Il regardait la foule en souriant toujours. Le dénommé Yugyeom salua d’un signe de la main un homme venant de rentrer dans la boîte pour finalement se reconcentrer sur moi.

- C’est parfait ça. Chez toi ça te va ?

Mon appartement n’étant pas le plus luxueux du monde je demeurais sur la réserve. Toutefois c’était la meilleure solution vu ce qui allait se passer.

- Oui, si tu veux. Je te préviens c’est pas très grand.
- Pas grave. J’ai l’habitude.

Je commandais un nouveau verre et tandis que Yuuki me faisait des signes pour m’annoncer qu’ils comptaient partir je sentais la main de mon « one night stand » glisser de mon épaule vers mes fesses. Malgré moi je me mordis la lèvre tout en répondant à Yuuki. Mas amis me saluèrent de loin puis disparurent de nouveau au milieu de toutes ces têtes qui s'agitaient.
Je tentais de siroter lentement pour faire durer le plaisir de sa main au creux de mes reins mais malheureusement mon cocktail me sembla bien vite fini. Sa bouche vint caresser mon oreille doucement.

- Je crois qu’il est temps d’y aller, pas vrai ?

Je frissonnais alors que son souffle venait torturer mon épiderme déjà sensible. Je fis oui de la tête en me tournant vers lui et il m’embrassa de nouveau.

- Va chercher tes affaires je te rejoins.

Son ton était devenu plus fiévreux. Je crois que nous étions tous les deux dans le même état. Je filais donc récupérer mon sac et ma veste pour mieux le suivre dans la nuit.
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MessageSujet: Tokyo's Underground : Chapitre 1 - One Night Stand pt.2   Sam 4 Mar - 3:23


Chapitre 1 : One Night Stand pt.2

Atteindre mon chez moi fut quelque chose de simple. Le métro fonctionnant toujours à cette heure on avait opté pour la meilleure option. Heureusement que j'habitais non loin d'une station hein. Durant tout le trajet nous ne cessions de parler que ce soit de l'université ou d'autres choses. L'alcool m'avait délié la langue me faisant parler de mes amis ainsi que de ma situation actuelle. Yugyeom quant à lui demeurait un peu plus discret mais il me livra certaines informations sur sa famille sans oublier le fait qu'il cherchait un travail après avoir abandonné ses études. A cette annonce je fais une moue contrariée ce qui l'amusa vraisemblablement. Toutefois il n'oubliait pas de m'embrasser, de caresser ma hanche ou même de taquiner ma nuque. J'étais gênée, autour de nous les regards curieux nous scrutaient afin de mieux nous juger. Par chance il nous fallut bientôt quitter la rame dans laquelle nous nous trouvions. Nos doigts se mêlèrent alors que je nous guidais dans la bonne direction.

L'air frais me remit les idées en place et j'avoue m'être demandée si c'était quand même bien de faire ça. C'était trop tard pas vrai ? Eh bien tant pis.
Je grimpais les marches du péron en désignant l'immeuble à mon inattendu compagnon.

- C'est ici.

Il afficha de nouveau son sourire énigmatique tandis que j'insérais la clef dans la serrure. Une fois le hall franchi je m'empressais de cliquer sur le bouton de l'ascenseur. Qu'est-ce qu'il pouvait mettre du temps à descendre celui-ci ! Je pestais intérieurement en agitant mes genoux nerveusement. Mon corps n'avait pas envie d'attendre, et mon esprit encore moins. L'alcool ?

- Tu sais on a toute la nuit.

Confuse, je me tournais vers lui en feignant l'innocence. Son pouce vient effleurer ma lèvre déjà tremblante, décidément monsieur savait y faire.

- Nan mais je veux juste être chez moi.

J'avais oubliée que j'étais une mauvaise menteuse. Vraiment mauvaise. Yugyeom haussa un sourcil avant de s'écarter.

- Tu veux que je m'en aille peut-être ?

Ma main agrippa la sienne tandis que je faisais non de la tête.

- Non non, restes. J'ai mal formulé désolée.

Plus qu'embarassée je passais la porte de l'ascenseur qui venait tout juste d'arriver. Yugyeom qui me précédait me poussa légèrement vers le fond du petit habitacle tout en me demandant l'étage. Je lui répondais d'une voix presque inaudible avant de le regarder appuyer sur le bouton. Il avait de belles mains. Belles et longues. Il sembla remarquer mon attrait soudain pour ce détail si ridicule soit il et s'approcha davantage de moi.
Ses lèvres rencontrèrent les miennes avec toujours la même fougue que précédemment. Ne sachant pas à quoi me raccrocher j'optais pour la meilleure des solutions : ses épaules. Il était grand c'est vrai mais il n'y avait pas de secondes options. Tandis que le baiser gagnait en puissance je sentis une de ses mains venir masser ma poitrine. Le visage à deux centimètres du sien je pouvais le regarder se dévorer les lèvres d'envie alors qu'un premier soupire m'échappait. Ses caresses s'intensifièrent alors que j'ondulais pour mieux me coller à lui. Il délaissa finalement mon buste bien trop couvert pour passer une première main sous la fameuse mini jupe que je portais pour la première fois. Mon souffle s'affola subitement à mesure que je le sentais se rapprocher de ma culotte déjà bien assez souffrante. De nouveau ses dents mordirent sa lèvre férocement au même moment où il jouait enfin avec mon pauvre sous-vêtement. Cette fois je gémis plus franchement, plantant mes ongles dans son dos.

- Je fais que toucher tu sais.

Il s'amusait, ça s'entendait dans sa voix. Mon regard rencontrait le sien. J'avais vraiment envie de le remballer avec une petite remarque mais un Ding soudain me tira cette idée de la tête. Nous étions arrivés au bon étage. Yugyeom s'écarta de moi pour mieux me laisser sortir. Je fouillais mon sac en quête de mes clefs mais l'excitation venait de monter d'un cran et je peinais à avoir l'esprit totalement clair. Ce fut après bien trois bonnes minutes que je les trouvais enfin ce qui me permit d'entre finalement dans mon appartement.
Je posais mon sac et mes talons en regardant mon chez-moi. Il n'avait rien de changé au moins. Soudain la porte se ferma d'une façon assez sèche, je me retrouvais dos contre le mur du vestibule. Yugyeom me coinçait fermement avec son bassin afin que je ne bouge pas, je n'en avais pourtant pas l'intention.

Ses pupilles sombres fixaient les miennes avec appétit.

- Je ne comptais pas m'enfuir tu sais.

L'air satisfait il ondula volontairement contre mes hanches, je pouvais sentir son excitation grandissante. Maintenant j'avais vraiment envie de lui et j'espérais bien que cela allait se poursuivre contre le mur. En un battement de cils nous sommes passés de ce calme bien trop étrange à une passion fulgurante. Nos gestes étaient confus, brutaux. J'empoignais sa nuque pour mieux l'embrasser, ses mains tiraient ma jupe avec force pour mieux l'enlever. Je l'aidais un instant pour reprendre nos embrassades de plus belle. Nos langues jouaient ensemble d'une si belle façon que je me surpris à onduler contre sa cuisse. Ma culotte désormais trempée allait bient vite tomber sur le sol pour rejoindre ma jupe mais avant cela Yugyeom semblait déterminé à m'arracher mon haut. Ce qu'il fit sans peine. Le tee-shirt béant, je le regardais contempler son œuvre. Il souriait. Brusquement sa tête plongea contre ma poitrine qu'il se mît à embrasser avec fougue. Il défit mon soutien gorge bien vite, ses dents marquèrent ma peau avec une brutalité rare me laissant pantelante. Je ne m'attendais pas à ça mais il s'y prenait si bien que je ne pouvais m'y opposer. Sa bouche s'empara d'un de mes tétons. Il le mordillait, le suçotait pour finalement le libérer avant de revenir à la charge. Ne pouvant retenir mes soupirs et gémissement je caressais son crâne de mes mains tremblantes. De son autre main il caressa mon ventre, celui-ci ondula sous sa paume le faisant descendre bien plus vite vers mon intimité. Je le regardais faire nerveusement, il avait délaissé ma poitrine pour embrasser paisiblement ma peau non loin de mon nombril. A mesure qu'il descendait mes pauvres jambes ne me portaient plus. Il me retint fermement.

- On vient juste de commencer tu vas pas me lâcher maintenant non ?

Sourire satisfait.
Le matelas m'accueillit a contre cœur, j'étais bien contre le mur... M'enfin si mes jambes voulaient m'obéir. Lui, il se trouvait face à moi. Profitant de sa position debout il tira sur ma culotte qui tomba d'une traite. J'hoquetais de surprise réalisant que j'étais désormais nue.
Monsieur quant à lui semblait comblé par la vue qu'il avait. Je me redressais de façon à le surprendre et lui enlever son pantalon. Je m'executais donc et il réagit en retour en quittant veste puis tee-shirt.
Il me rejoignit finalement sur le lit. Un vif courant électrique nous parcouru alors que nos épidermes se rencontraient pour la première fois. Avec la même hâte qu'auparavant nos bouches se cherchaient. Il me délaissa rapidement pour retourner là où il se trouvait un peu plus tôt. Je ne pus me résoudre à le regarder s'installer entre mes cuisses et finissais par fermer les yeux. Les sensations, c'était juste ca qu'il me fallait. Totalement excitée, affolée par ces premières caresses sa langue ne fit qu'empirer les choses. Mon bassin s'animait tout seul vraisemblablement...

- Arrêtes de bouger à la fin.

Cette fois il ne rigolait plus. Ses mains empoignèrent mes hanches pour les coincer avec puissance. Certains cris franchirent la barrière de mes lèvres à mesure qu'il découvrait mon sexe. Malgré ma promesse de ne pas le regarder j'avais bien trop de mal, ce que je ressentais était fort. Un peu trop fort. Il savait vraiment trop y faire.
Redressée sur mes coudes je le regardais en soupirant. Il stoppa son petit jeu en se léchant les lèvres de la façon la plus sexy qui soit.

- Ca ne te plait pas peut-être ?

Sournoisement il revint vers moi, je pus ainsi apercevoir la bosse dans son caleçon qui semblait le déranger. Mes doigts vinrent caresser le tissus faisant office de dernier rempart. Moi aussi je voulais voir ce qu'il cachait. Je glissais finalement ma main contre son membre tout en l'embrassant. Après quelques minutes à le titiller je me décidais à mon tour à franchir le pas. Inversant les rôles, je passais au dessus et me faufilais jusqu'à son boxer. S'en suivit la disparition du caleçon et quelques baisers déposés sur sa verge. Je ne perdis pas beaucoup de temps avant de le prendre en bouche. J'étais surprise par sa taille, dans le bon sens du terme évidemment, mais je m'adaptais rapidement. Ma langue le goûtait passionnément et ses gémissements d'une voix plus rauque ne cessaient de sonner comme des encouragements à mes oreilles. J'insistais de temps à autres sur une veine pour mieux le faire tressauter. Malgré tout ce plaisir que je lui véhiculais je sentais en moi une profonde chaleur se propager.Tandis que je continuais de jouer avec lui, il soupira bruyamment.

- Il vaudrait mieux que tu arrêtes là. J'ai vraiment envie de toi....

Moi, si occupée à mes activités, je m'arrêtais net pour le dévisager. Il vint caresser ma joue pour m'embrasser. Ses bras me ramenèrent contre lui avec force tandis que je soupirais. Cette fois j'étais en dessous et je comptais y rester. Il saisit mes jambes pour mieux les écarter. Mes paumes agrippèrent de nouveau son dos puissant avant qu'il ne me pénètre. Un soupir de plaisir fusa aux creux de son oreille. Je refermais mes cuisses autour de son bassin tandis que monsieur commençait à donner des coups de butoir. Faire dans la dentelle ce n'était pas son fort et cela ne me déplaisait pas, au contraire.
Ainsi j'encaissais chaque coup. Plus les minutes passaient plus les vagues de plaisir dues à ce rapport me faisaient faiblir. De temps à autres je levais mon regard vers le sien, cherchant une étincelle ou que sais-je encore...
Rapidement la passion cèda et je jouissais quelques secondes avant lui. N'ayant pas eu la présence d'esprit de penser à une quelconque protection Yugyeom se retira à la hâte.

Les draps tâchés et les corps légèrement las, je le regardais s'installer à côté de moi. Timidement je vins me blottir contre lui. Il était chaud, son parfum m'enveloppant encore et je n'avais pas envie de m'en dépêtrer. Il passa son bras autour de moi pour mieux me coller à son torse.

- Ca te dit une deuxième fois ?

Mes prunelles déjà dilatés de nouveaux par l'excitation se figèrent.

- Oui.

Je me redressais pour mieux l'embrasser et ainsi cette folle nuit passa.


Le lendemain je dois avouer n'avoir pas eu la meilleure des forme au réveil. J'avais les reins en compote et l'optique d'aller laver les draps dès qu'il serait parti ne m'enchantait guère. Yugyeom, assis sur le rebord du lit se rhabillait.
Un instant je regardais son dos que j'avais massacré sans le vouloir.

- Bonjour ?

Il se tourna vers moi, surpris apparement.

- Hey.
- Tu comptais me fair le coup du mec qui part au petit matin ?

Il éclata de rire en remettant son tee-shirt en place sur son torse.

- Non, je voulais juste me rhabiller et voir ce qu'il y avait dans tes placards.

Je ne le croyais pas et au fond ça me faisait de la peine. Je baissais les yeux en soupirant, tous les mêmes. Voulant lui tourner le dos mon buste pivota doucement mais il attrapa ma main.

- Je ne voulais vraiment pas partir. J'ai passé une super nuit hier et j'espérais qu'on pourrait tenter de se voir souvent ou pourquoi pas régulièrement. Je n'ai pas une situation très stable à l'heure actuelle mais si tu veux bien attendre un peu je te ferais une place. Rien que pour toi.

Il me demandait quoi au juste ? La bouche grande ouverte je le dévisageais avec surprise. Alors ça si je m'y attendais. Il me lâchait pas, le visage plus que sérieux. Je me remémorais alors les moments passés durant cette nuit et aussi les rires que nous avions eu pour quelques broutilles. Avec lui est-ce que ça pourrait marcher ? Je me rassis correctement sur le matelas en arrangeant mes cheveux désormais en bataille.

- Pourquoi pas. C'est vrai que hier c'était super et puis si tu me promets d'être sérieux...
- Je le serais.

Son ton était franc, clair bref ! Pourquoi dire non ? Je lui souriais doucement avant de m'avancer vers lui a quattres pattes. J'embrassais cette bouche que je connaissais par cœur depuis des petites heures.

- Il y a des céréales avec du lait et j'ai peut-être des ramens sinon. Vu l'heure que c'est on ferait mieux de déjeuner.

En effet il était 12h45 et nos ventres criaient famine. Il s'était levé pour mieux aller farfouiller dans mes placards et je l'avais rejoins bien vite.
C'était ainsi que Yugyeom était rentré dans ma vie et qu'il était devenu mon petit copain. Ce dîner autour d'un bol de ramen avait scellé cette relation naissante qui me faisait le plus grand bien.

Toutefois, dans ces pures moments de bonheur on peut être sur que quelque chose viendra tout gâcher. Je sentais que ca allait arriver et en effet cela ne tarda pas.
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MessageSujet: Re: Tokyo's Underground   Sam 4 Mar - 13:23


Chapitre 2 : Tell me Why

-Jenna ! Attends moi !

Vous connaissez ces moments où la vie vous claque la gueule si fortement que vous pensez que tout ce qui vous arrive n'est pas réel ? Eh bien je traversais un de ceux-là. Non ce n'était pas agréable. Je n'avais rien demander à personne et voilà que je tentais de fuir la personne la plus importante à mes yeux. Je courrais de plus en vite voulant le perdre au milieu de cette marrée humaine, caractéristique de Tokyo. En dépit de cette tentative je remarquais bien vite qu'il tenait très bien le rythme et qu'il ne souhaitait me laisser en paix pour rien au monde.
Je soupirais avant de bifurqué dans un parc. Voire un peu de verdure ne le fera pas de mal, n'est ce pas ? Avançant au milieu de la végétation je reprenais mon souffle. Il me talonnait toujours, ses pas se rapprochaient dangereusement mais je  renonçais. Il se posta à mes côtés et me désigna un banc.

- S'il te plait j'aimerais discuter.
- Pas moi Yugyeom. Je n'ai vraiment pas envie de te parler actuellement.
- Écoutes, il faudra bien qu'on en parle tôt ou tard.
- Sauf si on se sépare maintenant.

Stupéfait il s'arrêta immédiatement. Sa main m'attrapa fermement le poignet, signe d'une colère que je n'avais encore jamais vu jusqu'ici.

- Laisses moi au moins t'expliquer ! Tu ne crois pas qu'on gagnerait tous les deux à s'écouter ?

Je soupirais en dégageant mon poignet de l'étreinte étouffante de sa paume. L'air nerveuse, je massais mon avant bras en regardant dans le vide. Lui parler ? L'écouter ?

- Je pense que ce que j'ai vu aujourd'hui était assez efficace pour me faire comprendre que tu dealais et qu'en plus tu me mens sur beaucoup de choses. Comment puis-je te croire maintenant ? Qui me dit que les explications que tu vas me donner ne sont pas bidons ?

Je n'avais pas envie de céder et il fallait faire front face à lui. Yugyeom me regarda, déconcerté. Oui, il n'avait pas penser à ce détail. Voyant son air ahuri je soupirais profondément avant de reprendre ma marche lente.

Cet matin il était parti comme un voleur en prétextant un entretien pour un éventuel job. J'avais tenté de l'encourager mais il semblait ailleurs. Je pensais encore que tout ceci allait passer, que cette humeur étrange était dû à autres choses mais je m'étais finalement rendu compte qu'il y avait autres choses. Je n'eus aucunes nouvelles de toute la journée ce qui m'inquiétais et alors qu'il devait venir me chercher à la sortie de mes cours je ne vis personne. Le cœur lourd j'attendais en espérant toujours un peu qu'il arrive même en retard. Il n'était jamais arrivé.
Mes baskets s'étaient donc traîner près du combini le plus proche pour que je puisse faire mes courses. Normalement je ne vais pas dans celui-ci par soucis pratique mais je me sentais fatigué, Yugyeom me faisait vivre un sacré rythme depuis ces dernières semaines. Il dormait souvent avec moi, évidemment nous ne nous regardions pas dans les yeux pendant des heures il faut bien l'avouer. Notre relation était devenu vraiment forte et j'espérais que cela allait continuer. C'est ainsi qu'en pensant aux retrouvailles de ce soir je pris quelques biscuits et du soda. Il aime bien grignoter sous la couette...peut-être en aura-t'il besoin si il à passer une mauvaise journée ?
Je passais en caisse avant de quitter le shop.
Mon talon rencontra le bitume lorsque mon regard se stoppa dans la ruelle d'en face. Un groupe de jeune discutait la mine basse, les mains rangées dans les poches tout en surveillant autour. Je sais pertinemment que Tokyo n'est pas une ville des plus sûres mais assister à cette scène me perturba légèrement. C'est alors que je vis dans ce tas un visage familier. Yugyeom tendit la main à l'un des gars qui s'empara de plusieurs petits paquets d'un blanc douteux. Paralysée sur le trottoir, je regardais la scène sans avoir remarquer qu'une légère pluie venait me tremper.

Yugyeom dealait.

Je ne saurais dire si il avait perçu un regard insistant ou bien si il eut la chance de relever la tête au bon moment mais il me vit. Il secoua ces cheveux teints de rouge légèrement mouillés avant de de me fixer à mon tour. Le groupe qui l'entourait se dissipa, j'en profitais pour partir d'un bon pas. J'étais sonnée.
Au départ j'avais cherché une explication à tout ça. Ça ne devait pas être lui non ? J'avais sans doute mal vu. Le déni me rongeait le corps mais je devais me rendre à l'évidence. Derrière moi j'entendis quelqu'un se rapprocher. Par dessus mon épaule je vis Yugyeom qui accourait. Et c'est comme ça qu'avait démarrer notre petite poursuite s'étant fini au parc.

Il me supplia une nouvelle fois en me suivant.

- S'il te plait, écoutes moi.
- Tu m'as menti ! Tu me mens depuis bientôt un mois ! Tu aurais pu me dire que tu étais vraiment dans une situation délicate tu sais. Tu peux venir à la maison quand tu veux et...
- Je ne veux pas être un poids pour toi. En plus la situation est bien plus compliqué que tu ne le penses.

J'étais totalement perdue. Il me fallait m'asseoir. Lourdement je me laissais tomber sur un banc non loin de là. La douce bruine qui nous avait trempé un peu plus tôt s'était finalement dissipé, rester dehors était le mieux à faire pour s'expliquer. Yugyeom s'assit juste à côté et tenta d'effleurer ma cuisse, je repoussais sa main en posant mes courses sur les pavés du parc.

- Tu me promets de tout garder pour toi ?
- Ouais.

Étant énervée contre lui je me faisais froide et les réponses se raccourcissaient dangereusement.

- Il se trouve que j'ai intégré un groupe de yakuza il y a plusieurs années. Normalement je dois me charger de protéger les affaires du patron, faire un peu...
- De deal.
- Oui, et aussi gérer un de ces clubs.

Silence. Je comprenais mieux ces petites disparitions le soir sous-prétexte qu'il avait trouvé un job éphémère.

- Pourquoi tu fais ça ?
- Parce que ça rapporte bien et que ma famille en a besoin.

Je le savais. Yugyeom avait une vie agitée, ces deux petits frères manquaient de beaucoup de chose tandis que sa mère gravement malade demeurait entre la vie et la mort à l'hôpital. Son grand père tentait tant bien que mal de l'aider en s'occupant des benjamins mais ce n'était pas une tâche facile.
Mon regard se posa sur lui avec douceur. Je déglutissais.

- Au départ je voulais te quitter...
- Super ! Merci pour l'info ! Je me sens super bien là.
- Nan Jenna, c'est pas que je ne t'aime pas. Disons que tu risques gros en étant avec moi et en plus tu ne me connais pas vraiment.

Mes yeux s'attardèrent sur le sol si bien agencé devant nous. Je ne savais comment prendre tout ce qu'il me disait. Je me grattais la nuque avec un profond agacement, c'était facile de tout me balancer maintenant.

- Tu m'en veux ?
- Évidemment. Tu viens de me sortir que je ne te connais pas et que tu bosses pour certainement les mecs les plus dangereux de Tokyo. Tu crois que c'est facile à digérer ?

Je tentais de contenir ma rage mais le ton avait grimpé soudainement. Je le dévisageais avec tristesse, je n'aimais pas les mensonges. Oui, notre relation était jeune et nous nous fréquentons depuis plusieurs semaines mais je pensais m'être fait une petite idée sur lui. Yugyeom ne disait rien, son regard noir profond me scrutait avec regret. Toujours au coin de son œil ce petit grain de beauté me rappelait cette première rencontre, cette première nuit. Je demandais alors d'une voix tremblante.

- Alors t'es qui ? Qu'est ce que tu aimes vraiment faire ? Est ce que au moins tu tiens à moi ?
- Si je ne tenais pas à toi je ne serais pas ici à te dire tout ça figures toi. Et qui je suis ?

Il marqua une pause avant de poser ses coudes sur ses genoux.

- Je t'avoue que moi même parfois j'ai des doutes alors...
- Oh ça va hein. Les phrases toutes faites j'en veux pas. Est-ce que au moins avec moi tu te comportes comme tu le fais normalement ?

Il me dévisagea avec gravité.

- Non.
- ...Ok. Pourquoi ?
- J'essaie de ne pas être trop exigeant ou violent avec toi.

Ne sachant comment prendre la chose je le fixais en haussant un sourcil. Ça veut dire quoi ça ?
Un long soupire semblait lui arracher les poumons.

- Je suis doux avec toi alors que ce n'est pas dans mes habitudes, je ne suis pas jaloux alors que je suis hyper possessif de nature et puis en ce qui concerne le sexe... Je me trouve assez soft tu vois.

Là, je venais de virer cramoisi. Soft ? J'avais désormais très peur.

- Ca veut dire quoi ça ?
- Ça veut dire que si je m'écoutais tu aurais des suçons partout, on se disputera dès que tu iras voir cet imbéciles de John et bien évidemment que je te prendrais dans la douche sans le temps de laisser de dire oui ou non. Je t'aime vraiment mais j'ai peur de te faire fuir.

J'avalais ma salive avec consternation.

- Je vois.

C'était la seule chose que j'avais réussi à dire.

- Avant de juger pour moi tu ne crois pas que justement tu aurais dû m'en parler avant ?


Il secouait la tête en se massant le visage de ses longs doigts. Je sentais que cette conversation le perturbait mais il fallait aller jusqu'au bout sinon nous devrions tirer un trait sur notre histoire et je m'y refusais.

- Jenna je ne sais pas si tu es prête pour tout ça, je t'assure. Déjà ta vision de moi va changer et après il peut se passer plein de choses.

Mes yeux clairs plongèrent dans les siens, ma main vint caresser sa joue alors que nos souffles se mêlaient.

- On essaie ? S'il te plait. Je n'ai pas envie que tout s'arrête là. Au moins tu as mentionné les risques potentiels et je ferais attention.
- Ok mais il va y avoir du changement.

Je me retrouvais sur ses genoux à le dévorer des yeux, il venait de m'y installer en quelques secondes. Il se mordit la lèvre en venant effleurer mes fesses.

- Je vois ça.
- Ne t'en fais pas je ne suis pas un malade non plus. Juste laisses moi prendre les choses en mains comme je le souhaite et tu verras, ça va être cool.

J'avais acquiescé bêtement tandis qu'il m'embrassait à sa façon si brutale.
Le parc fut témoin de nos gestes passionnés mais il nous fallait rentrer. Nous étions trempé qui plus est et je ne voulais pas tomber malade. Les embrassades cessèrent à contre cœur. Yugyeom me raccompagna sans me lâcher la main du trajet.
Alors que la porte de mon appartement s'ouvrait enfin, je me dirigeais vers la cuisine pour préparer le repas. Il était tard et demain à l'aube je devais me rendre à l'université pour un cours des plus barbant. Toujours sur mes pas, Yugyeom me regarda faire avec un regard coquin. Je lui souriais simplement en cuisinant du mieux que je pouvais. Il m'aida en se glissant derrière moi, c'était une tactique qu'il utilisait souvent. Se coller à moi, juste effleurer ma peau pour que je finisse par craquer, ça au moins je savais comment il fonctionnait.

- C'est pas raisonnable. J'ai cours demain ! On testera ta sauvagerie ce week-end, okay ?

Il éclata de rire avant de couvrir ma nuque de baiser puis de marques ce qui ne me laissa pas indifférente. Il mordillait, suçotait doucement à fin de mieux laisser des traces de son passage.

- Ca me va.

Il me souffla ces quelques mots au creux de l'oreille pour davantage me faire languir. Nous échangeâmes un dernier baiser avant d'aller manger. Il me parla de son rythme de nuit, son aisance dans les boîtes dû à ses relations mais je ne l'écoutais pas. Non, je le regardais comme pour la première fois et je trouvais ça finalement assez excitant.
Je découvrais sa véritable vie, son véritable choix de vie plutôt. Moi qui était si sage, j'entrais dans un monde m'étant inconnu jusqu'ici. Il me parla longuement de son patron et également des tâches  ingrates dont il s'était occupé les premières années puis de son évolution au sein de cet organisme tentaculaire. Ce fut vertigineux à encaisser pourtant il semblait heureux de partager ça avec moi, je ne l'aurais stopper pour rien au monde.

La soirée passa plus tranquillement. Une douche ensemble sans se sauter dessus, un exploit, puis le temps du coucher où se glisser sous la couette me sembla bien mérité. Installée contre lui j'écoutais les bruits de la ville encore non-endormie. Le sommeil se chargea de nous bien vite et cette nuit passa paisiblement .
Le lendemain je partis rapidement et Yugyeom me suivit. Il devait voir son patron vraisemblablement.

- Je passe te prendre ce soir.
- Hum... C'était déjà le deal hier non ?

Il riait doucement tandis que sa main venait pince discrètement mes fesses.

- Fais gaffe toi. Tu vas voir !
- J'attends que ça.

Mon regard complice accrochait le sien. Il me salua d'un dernier clin d'œil avant de disparaître au milieu de tout ce monde dont grouille Tokyo.
Moi, je gagnais mon université à la hâte où je retrouvais ma petite bande. Ils me demandèrent si tout allait bien et j'acquiescais. Ils connaissaient l'existence de Yugyeom mais je ne devais pas leur parler dès événement de la veille. Bien sûr ils me taquinèrent au vu des marques envahissant mon cou, rien de bien méchant. C'est ainsi qu'on a passé la journée à travailler, rigoler et un peu dormir il est vrai. Notre repas fut rapide alors que les cours semblaient durer un peu plus chaque seconde. Vint la fin de ce petit calvaire. Nous quittâmes notre salle de cours dans la précipitation. Une fois au dehors je m'attendais à voir Yugyeom mais personne. M'étant détaché de mon petit groupe spécialement pour le voir, je demeurais inquiète. C'est alors qu'une somptueuse BMW surgit pour se garer devant moi. La portière s'ouvrir et un homme en costard me conseilla de monter.

- Jenna je présume ? Monsieur vous attend. Ne vous en faites pas Yugyeom est au courant.

Choquée, je regardais autour de moi tous les visages qui me dévisageaient. Ne sachant trop quoi faire j'acquiescais et rentrait dans la voiture craintivement. Ça sentait le cuir et le parfum hors de prix. L'homme referma la portière derrière moi avant de finalement reprendre sa place du chauffeur.
Mon ventre trahissait ma peur soudaine par de violentes douleurs. Qu'est ce que c'était que cette histoire ?

- Excusez-moi, ou allons nous ?

Je venais de poser la question d'une voix tremblante. Je n'étais vraiment pas rassuré et bien vite la panique allait s'emparer de moi.

- Au casino " The Sixties " mademoiselle.

C'était une des propriétés du patron de Yugyeom, pas vrai ? Eh merde !
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MessageSujet: Tokyo's Undeground - Chap 3 : Be Quiet !   Dim 5 Mar - 3:04


Chapitre 3 : Be Quiet !

Encadrée par deux gorilles j'avançais dans ces couloirs chics. L'atmosphère était tout autres que les clubs que je fréquentais d'habitude, on changeait de standing.
Le chauffeur m'avait rapidement déposé devant ce bâtiment à l'aspect impressionnant et bien vite on me prit en main. Les gardes vêtus de costard hors de prix m'observaient d'un air grave, de temps en temps ils marmonnaient un étrange charabia dans leurs oreillettes. Je compris bien vite que non, je n'étais pas venu pour jouer aux jeux de hasard, j'allais expérimenté tout à fait une nouvelle sorte d'amusement.
Il est vrai que ces établissements luxueux sont établis pour servir de vitrine à cet autre monde que fréquentait vraisemblablement ma moitié. Je suivis les deux armoire à glace sans me poser la moindre question, à vrai dire il n'y avait rien à faire. Plusieurs couloirs se succédèrent sans que je ne vis de réelle différence entre eux.
Les lourdes tentures couvrant les murs pesaient d'une façon étonnante dans ce décor qui se voulait pourtant si sobre. J'inspectais ainsi en marchant la décoration douteuse du casino. À mes oreilles plusieurs sons de jetons, de machines a sous vinrent tinter alors que je montais dans un ascenseur assez petit. Toujours prise en sandwich je gigotais péniblement dans l'habitacle de ferraille. L'oppression n'était pas une de ces sensations que j'affectionnais, les étages descendant peu à peu dans les négatifs je sentis mon souffle s'entre couper. Non, je n'étais pas à l'aise.
Enfin, la petite sonnerie libératrice retentit et les grands gaillards me laissèrent sortir. Ils disparurent aussitôt pour remonter. Seule, dans l'obscurité d'une pièce humide, je me faisais tous les films possibles dans mon esprit. Des projecteurs m'éclairèrent brusquement ce qui me força à me couvrir le visage l'espace d'un instant.
Alors que je retrouvais peu à peu la vue, une silhouette se dessina sur ma rétine. Il n'était pas bien grand pourtant sa musculature était assez impressionnante. L'une de ses mains empoigna mon bras avec force à fin de mieux me traîner sur une chaise. Je tentais de me débattre ne supportant pas cette soudaine brutalité.

- Tu ferais mieux d'arrêter de gigoter.

Sa voix était rauque. Grave certes mais il n'y avait pas que ca. Il me jetta sur une chaise sans ménagement avant de s'installer face à moi. L'ombre de sa casquette m'empêchait de véritablement voir son visage, cela me déplaisait. Dans quel pétrin m'étais-je mise ? Le souffle court, je respirais bruyamment face à la dangereuse apparition. Un sourire sadique s'installa au coin de ses lèvres.

- C'est que tu es jolie toi. Dis, tu sais pourquoi t'es là ?

Je fis un bref non de la tête. Il me saisit à la mâchoire, ces doigts broyaient doucement mes joues tandis que je tentais de calmer mon rythme cardiaque, il expérimentait de véritables montagnes russes depuis que j'étais arrivée ici.

- Tout ça parce que ton petit-ami ne sait pas la fermer !

Il me lâcha finalement pour faire le tour de mon siège d'un pas presque animal. Des milliers de frissons m'assaillirent, ils partaient du creux de mon cou jusqu'à mes pauvres doigts de pieds. Cet homme était tout sauf rassurant. Il me toisait en faisant craquer les jointures de ses mains.

- Il n'aurait jamais du te parler de son boulot ici. Tu comprends ?

Il dégaina un couteau situé dans la poche arrière de son pantalon. La lame scintillait d'un éclat blanc sous cette lumière crue. Ma salive descendit bien plus vite dans ma gorge lorsqu'il commença à faire tournoyer l'arme blanche entre ces doigts. De nouveau j'acquiescais en tremblant comme une proie sur ma chaise.

- Il aurait mieux fait de ne pas t'inclure là dedans. C'est encore un petit crétin, tu ne penses pas ? Oui, il aurait dû se taire.

Se rapprochant de moi il effleura ma joue droite à l'aide de son joujou fraîchement sorti. Sa bouche se colla à mon oreille pour se faire plus menaçante.

- Tu n'en as parler à personne, n'est ce pas ?
- J'ai promis de me taire et je ne vois aucune raison pour le crier sur les toits.

Mon geôlier retint un rire avant de rapprocher le couteau de ma nuque. J'ouvrais de grands yeux en percevant le froid du métal qui mordait déjà ma peau. Il n'allait quand même pas...

- Je vous assure que je n'ai rien dit ! A personne !!

J'insistais volontairement pour qu'il cesse ce petit jeu. Je n'aimais pas la tournure que prenait la situation, je devais m'en sortir et vite. Je fermais les yeux, la lame se baladait sur la nuque totalement exposée. Fuck. Ma tête pivota vainement pour échapper à cette pression devenue trop forte.

- Je ne suis pas convaincu.

Sur ces mots mon tortionnaire s'écarta de moi pour disparaître dans un coin sombre de la pièce. Je profitais du peu de répit dont je disposais pour observer l'endroit où je me trouvais. Un sous sol bien vide, bien vaste avec une sale odeur de produits chimiques. Celle des hôpitaux, là où aucunes traces de vie ne semble subsister. On avait tué par ici. Ca puait la mort c'était certain.
Je passais donc d'un stade de panique normale à une peur paralysante. Je compris alors pourquoi on avait pris soin de ne pas m'attacher, je n'avais pas de moyen pour m'échapper et surtout l'effet que produisait cette pièce sur mon mental suffisait à me tétaniser.
Soudain un cliquetis attira mon attention. On aurait dit comme des instruments de cuisine. Mon cerveau se figea de nouveau alors que je tentais de rassembler le peu de sens qui me restait.

Instruments ? Salle qui pue le macabé a des kilomètres ? Bienvenu dans le monde merveilleux de la torture pas vrai ? Je manquais de tourner de l'œil mais le retour de mon bourreau me fit me réveiller brusquement.

- Je repose ma question. Est-ce que qui que ce soit est au courant pour le travail de Yugyeom à part toi ?

Dans ces mains une jolie petite pince pour arracher les ongles. Mon corps eut un sursaut.

- Je vous ai dit que non !! Je vous assure que c'est la vérité ! J'aurais trop peur qu'on blesse Yugyeom.Je vous promets que je n'en ai parler à personne. !!

Du tréfonds de l'ombre une voix sage se fit entendre.

- Jackson laisse la. Je pense que notre invitée est sincère.

C'est alors que le patron quitta sa cachette. Un homme d'âge mur, aux traits fins mais durs, avançait doucement vers moi en prenant appuie sur sa canne. D'un simple geste de main il fit disparaître le démon qui m'avait tourmenté un peu plus tôt.

- Veuillez m'excuser pour cet accueil spéciale mais comprenez moi, je dois savoir si je peux faire confiance ou non aux gens avant qu'ils ne pénètrent dans ma maison.

Tout en parlant de sa voix mielleuse il me tendit une main recouverte de cicatrice. Je n'avais aucunement l'envie de me lever, ni même de le suivre mais évidemment : je n'avais pas le choix. Bêtement j'avais donc empoigné ces phalanges avant de me redresser.

- Enchanté. Je suis le boss de votre ami, je me prénomme Monsieur Hiroshige. Veuillez me suivre je vous prie.

L'homme d'un certain âge me souriait avec satisfaction. Je me présentais brièvement tandis que mes jambes tremblantes suivaient le dénommé Hiroshige vers l'ascenseur.

- D-de même. Je me nomme Jenna Debrev et je suis française.
- Fantastique ! C'est une somptueuse culture que vous avez là...

Et durant tout la remontée en ascenseur il ne cessa de parler. Cuisine, art, architecture, tout y passait. Voulant demeurer polie je restais courtoise et argumentait un maximum mes réponses dans mon japonais le plus correcte. Il s'amusait follement, moi j'avais peur.
Le temps défila longuement avant que les portes du monstre de fer ne s'ouvre enfin. C'était un nouvel étage, une nouvelle atmosphère, bien plus festive cette fois ci. C'était une sorte d'observatoire sur la plus imposante salle de jeux du casino. Sièges, verres et mini bars s'entassaient à foison dans ce petit salon privé. Ainsi cacher derrière les vitres le maître des lieux profitait pleinement de la soirée sans se mêler à cette "foule ingrate", du moins c'est comme ça qu'il appelait toutes ces relations hypocrites sillonnant ces couloirs.
L'homme faussement respectable,à qui je tenais toujours le bras, m'indiqua un large canapé en cuir sombre.

- Veuillez vous installer.

Je m'empressais de m'exécuter en ne cessant de repenser à un éventuel châtiment si je ne le faisais pas. Tel que me couper un doigt ? Ou que sais-je encore !
Le yakuza d'âge mur s'installa sur le sofa face à moi et commanda une bonne bouteille de saké. Le serveur que je n'avais pas remarquer jusqu'ici quitta aussitot la pièce par un escalier dissimulé derrière un rideau.
Mon regard se balada ainsi dans la pièce avant de se fixer sur les joueurs s'amusant au-dessus de notre point de vu. Les bijoux brillaient d'une si jolie façon sous l'éclairage lubrique des lustres que je me mis à rêver à porter une de ces parures. Un tintement entre des verres me fit sortir de ce moment d'absence, le serveur était de retour un plateau bien rempli à la main. Il déposa la bouteille fermement ainsi que les verres. Monsieur Hirsoshige le congédia sur un ordre sec. Il ne tarda pas à se volatiliser.

- Connaissez-vous la raison de votre présence ici Mademoiselle Debrev ?

Confuse, je rassemblais mes esprits et l'observais me servir un bon verre de saké.

- Je crois avoir deviné Monsieur.

Il souriait tout en buvant son premier verre d'une traite.

- Comprenez moi, je me dois de surveiller mes employés. Je risque, ils risquent trop gros pour que je m'en fiche. Notre monde est sans pitié Mademoiselle Debrev. C'est pour cela que vous êtes ici. Vous deviez subir un test et vous y êtes bien arrivé cependant...

Un petit revolver glissa sur la table passant de lui à moi.

- Je me dois de vous mettre en garde. Que ce soit envers vous même où envers Yugyeom. C'est un de mes meilleurs éléments et j'en ai besoin. Une amourette ne peut venir perturber son travail et j'espère que vous serez apte à le comprendre. Toutefois j'accepte votre relation parce que je suis un homme humain, j'ai moi aussi dans ma jeunesse expérimenté des aventures mais ne devenez pas un poids pour lui. Me suis-je bien fait comprendre ?

Quasiment mécaniquement je hochais la tête. Ces mots étaient durs à entendre mais j'aurais dû m'y attendre. Vidant son deuxième verre il pointa le revolver du doigt.

- C'est ce qui vous attend si vous parlez et il en sera de même pour Yugyeom. Une balle administrée par mes meilleurs tireurs et nous n'entendrons plus jamais parler de vous. J'ai des relations, je vois tout, j'entends tout.  De plus si par malheur un jour Yugyeom disparait je vous interdis de chercher à le retrouver où venir me demander des comptes.

Pause dans son discours glacial.

- Est-ce que tout est enregistré ?
- Oui monsieur.

Il n'avait pas perdu son sourire en dépit du sujet grave abordé. c'est alors qu'une respiration saccadée se fit entendre. Des pas rapides. Un parfum qui se propage dans l'air.

- Tu arrives à point nommé Yugyeom.

Hirsoshige souriait fièrement en se servant allègrement de cette forte boisson alcoolisé nippone. Il riait presque, était-ce comique ?
Yugyeom surgit de l'escalier, la mine soucieuse. Il avait couru apparement et il poursuivit cette course effrénée pour se stopper finalement près du premier canapé, celui de son boss.

-Monsieur, j'aurais du être prévenu plus tôt.
- Je te signale que tu avais d'autres choses à faire.
- Il se trouve que Jenna n'a rien à faire ici et...
- C'est à moi d'en juger.

Ce petit combat verbal semblait s'arrêter lorsque Yugyeom serra la mâchoire avec énervement. Quelque chose clochait, on aurait dit que cet homme déclenchait en lui un profond dégoût, un profond dédain. Pourtant il le respectait non ?

- Je n'en doute pas monsieur mais j'aurais aimer savoir que Jenna avait été emmener par vos hommes.
- Tu étais occupé.

Hiroshige se tourna vers Yugyeom pour le toiser d'un air plus que froid. La tension entre les deux hommes était palpable et je ne savais que penser de cette étrange atmosphère.

- C'est bien la première fois que tu me manques de respect, que cela ne se reproduise plus. Maintenant sors. Emmènes la avec toi.

Je me levais précipitamment, j'allais enfin sortir de cet enfer. Remarquant ma soudaine envie de quitter l'endroit Yugyeom acquiesça brièvement en direction de son patron avant de le saluer. Une fois à sa hauteur je m'inclinais respectueusement vers l'ancien avant de suivre les pas de mon compagnon.

L'étouffant casino se trouvait derrière nous depuis vingt bon mètres. Nous n'avions pas échanger un seul mot après avoir quitter la pièce où le vieux yakuza devait encore siéger.
Tremblante, j'avançais en tentant d'effacer l'image du flingue devant moi. Yugyeom sentit sans doute mon trouble puisqu'il prit ma main.

- Ils ne t'ont rien fait pas vrai ?
- Non, rien. Ne t'en fais pas.

Évidemment que c'était un mensonge. Évidemment que j'étais terrorisée mais c'est ce qu'ils cherchaient. Je regardais Yugyeom, rassurée de le savoir à mes côtés.
Je savais qu'il y avait des règles à ne pas franchir maintenant, que je devais ne pas nuir à sa vie... Toutefois quelque chose me posait problème. Si il disparaissait je n'avais donc pas la possibilité de le chercher ? Ni de prendre des nouvelles ?
Rien que d'y penser des frissons d'angoisses me firent tressaillir.
Il était l'heure de rentrer. Une fois confortablement installé chez moi Yugyeom m'annonça qu'il devait partir immédiatement. Déjà....
Je tentais de dissimuler la tristesse qui m'animait et l'évacuait en l'embrassant une dernière fois.

- Je reviens dans 2 jours.
- C'est bien la première fois que tu disparais autant de temps.

Mes paumes massaient cette nuque dont j'avais tant envie mais qu'il m'était impossible de toucher. Nos regards se croisèrent alors qu'il m'écarta de lui posément.

- Je reviendrais vite. Je suis en train d'avoir une meilleure place... C'est important. Tu me comprends ?

Bien sûr, je comprenais tout à fait. Je collais mon front au sien en soupirant.

- Dépêches toi de partir. Ça te forcera à revenir plus vite.

Il esquissa un sourire avant de me mordre la lèvre voracement. Je fermais les yeux et lorsque je les rouvris je vis la porte se fermer sur ce dos recouvert d'un blouson de cuir.
Ainsi les deux jours passèrent comme une éternité.
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MessageSujet: Tokyo's Underground - Chap 4 : Left Behind   Dim 5 Mar - 14:06


Chap 4 : Left Behind

Les jours passaient lentement. Les mois n'en parlons pas. L'été touchait bientôt à sa fin ce qui nous poussa moi et ma petite bande à davantage profiter du climat. Nous sortions au moins trois fois durant la semaine et tout cela en dépit de nos cours c'est vrai. Les effectifs en classe avaient brusquement chuter nous permettant ainsi de passer inaperçu.
Malgré ce nouveau rythme de vie je continuais de voir Yugyeom. Étrangement, depuis qu'il s'était absenté il avait quelques peu changer. Nous parlions peu et les gestes de tendresse avaient disparu, plus de corps à corps passionnels non plus. Un détachement était en train de se produire et pourtant dès que j'abordais le sujet il se faisait fuyant. A tel point que j'avais l'impression qu'il m'évitait, qu'il me fuyait. Lassitude ? Ou alors il était juste ailleurs ?
Toutes ces sorties ne m'empêchaient pas de cesser d'y penser. L'amusement était tout simplement éphémère, contrairement à mes sentiments qui me bouffaient avec inquiétude. Peut-être que finalement il nous fallait nous quitter ?
Je pris conscience de la chose un soir en traînant sur mon balcon, un verre à la main. Une semaine que Yugyeom n'avait pas mis les pieds ici. Par dessus mon épaule je regardais mon lit, chaque soir les draps me semblaient un peu plus vide. Tristement je soupirais en buvant une gorgée de bière. L'humeur n'était pas à la joie décidément. J'observais ainsi le soleil descendre vers l'horizon pour mieux laisser sa place à la nuit. Mon moral semblait faire le même trajet, il descendait bien bas.
Une lueur d'espoir se dessina au moment où mon téléphone sonna mais ce n'était pas Yugyeom. John, jeune homme qui ne me lâchait plus désormais, me demandait si je pouvais sortir ce soir. J'eteignais l'écran en jetant mon smartphone sur la table de chevet. Depuis qu'il savait que ca allait mal entre Yugyeom et moi je trouvais John un peu trop gourmand. Oui, il devenait lourd. J'y déposais également ma bière avant de me laisser tomber sur le matelas.

- Vie de merde.

Ca n'allait vraiment pas. Mon regard semblait s'incruster dans le plafond lorsque la porte s'ouvrit enfin. Je me redressais avec un soudain regain d'énergie. Il secouait la tête en abandonnant son blouson sur une chaise. Confuse, je me rapprochais de lui avec intérêt.

- Euhm... Salut ?
- Salut...Ca va ?

Ses lèvres déposèrent un baiser vide d'envie sur mon front. Ne sachant trop quoi dire j'ouvrais la bouche pour mieux la fermer.

- Ca peut aller. Dis tu étais passé ou ?

Yugyeom agissait nonchalamment, ses grandes jambes le guidèrent jusqu'à la cuisine où il ouvrit le frigo. Monsieur en inspectait son contenu alors que j'attendais toujours une réponse. Accoudée au rebord de l'encadrement de la porte je le fixais avec une profonde envie de le secouer.

- Je peux avoir une réponse ?
- Je bossais.

Il saisit une bouteille à moitié entamé de Coca et alla s'installer sur le canapé sans me jeter le moindre regard. Étonnée, agacée ou bien encore énervée je le suivis.
Mon corps se plaça parfaitement derrière le sien. Je raclais volontairement ma gorge pour le détourner de la télévision qu'il venait d'allumer. L'écran s'éteignit accompagné d'un soupire las de la part de mon petit ami. Enfin, si c'était toujours le cas.
Il pivota pour mieux m'observer avec froideur. Qu'est-ce que j'avais fait ?

- Quoi ?
- Comment ça quoi ? Tu me laisses sans nouvelles, tu rentres ici quand tu veux sans me prévenir! On ne se parle plus ! On ne se touche plus!
- Et ? T'es frustrée ? Écoutes je t'ai dit que y aurait du changement.
- Sauf que tu m'avais pas dit que tu allais devenir un véritable connard ! Regardes ton attitude ! Tu comptes me larguer quand ? Dans les semaines à venir ? Demain ? Est-ce que j'ai au moins le droit à un peu de considération ?

Ces derniers temps Yugyeom avait peu à peu gravit les échelons du cartel. Il était désormais bras droit, c'était certes un rôle important mais il ne devait pas pour autant en jouer pour me rabaisser. Son changement d'attitude avait été trop brusque pour que j'y sois préparé.

- La situation a changé c'est tout.
- Non, non ce n'est pas tout. TU as changé et tu agis comme si j'étais rien. Voilà le problème ! Alors maintenant on va mettre les choses au clair. On fait quoi ensemble ?

Silence. Il me dévisageait en buvant à la bouteille. Exaspérée par cette attitude blessante je pestais entre mes dents et fuyais dans la chambre. Finalement je ne savais plus si j'avais envie d'avoir sa réponse. Mon cœur tapait dans ma poitrine comme si ma cage thoracique allait explosé. Je finissais mon verre de bière sans prendre le temps d'avaler plusieurs gorgées.
Je refermais la baie vitrée donnant sur le balcon lorsque je le vis adossé contre un mur. Son regard était froid, noir. Rien d'agréable.

- Tu vas me répondre à la fin ? J'en ai marre moi. Tu te joues de moi !  

Il esquissait un sourire en baissant la tête.

- En plus ca t'amuses. Super !

Folle de rage je lui tournais le dos.

- Quoi que je te dise tu ne pourrais pas comprendre.

Alors c'est sur ça qu'on allait baser notre relation ? Le non dit ?
Hébétée, aucun son ne voulait sortir de ma bouche. Si j'avais ne serait-ce q'un semblant de bière dans mon verre je lui aurais balancer à la figure.

- Alord qu'est-ce que tu fais encore ici ? Hein ? Si on ne peut pas se parler et que tu comptes agir comme un parfait abruti dès maintenant je ne te retiens pas.

Il me fixa. Derrière son aspect distant je sentais pourtant quelque chose. Cette attirance qui m'avait moi aussi épinglé le premier soir. À quoi jouait-il ?

- Ouais, t'as raison. Qu'est ce que je fais là après tout ?

Il allait partir, il allait me quitter. Je le poursuivis alors qu'il saisissait son blouson. Malheureusement il allait bien trop vite pour moi. J'accrochais son bras, je ne voulais pas qu'il parte malgré tout ça. D'un geste rapide il m'ecartait de lui et bientôt je fis face à cette porte qui se fermait derrière lui. Comme lorsqu'il avait dû me laisser.
Tremblante, les larmes aux yeux je me laissais glisser sur la moquette. Des larmes ruisselèrent sur mes joues pourtant je n'avais plus la force de pleurer. Après un bon quart d'heure passer au sol, je me relevais. Une douche fut mon salut.
Nous étions trop différents. Allez savoir ce que je risquais en restant avec lui... Les informations s'entassaient pour mieux approuver le fait que nous nous soyons quittés. La mousse de bain me semblait réconfortante et je noyais mon chagrin dedans.

Dès lors ce fut comme une période de deuil. Je ne sortais plus. Mon appartement était mon seul refuge pourtant je voyais Yugyeom dans chaque pièces. Son odeur avait imprégné mes draps, j'eus beau faire des lavages c'était en vain. Imaginez une jeune fille pleurant sur ces draps. Pathétique.
Yuuki tenta de me poser de multiples questions mais je n'osais y répondre. J'étais lasse. Mes nuits bouleversés de cauchemars étaient insupportables. Je revoyais en boucle cette salle sentant les produits de nettoyage, cet homme avec son arracheur d'ongles et le menaçant Hiroshige. Bref, c'était la déprime.

Les mois se succédèrent. Nous étions maintenant en Décembre et Noël approchait à grand pas. Bien heureusement j'avais réussi à retrouver un cadre de vie et un moral normal. Ne pouvant rentrer sur Paris je passais les fêtes seule. Mes amis me proposèrent de venir dans leurs famille mais je m'y refusais. Ainsi, je me baladais longuement dans les rues enneigés de Tokyo. Dieu que c'était jolie cette ville si dynamique sous ce doux manteau blanc étouffant les bruits. Tout paraissait plus calme. La réjouissance des fêtes approchait et l'on pouvait lire la joie sur les visages des petits comme des plus grands. Et moi....
Metro, boulot et pas dodo étaient de mon quotidien. Non, ce nétait pas encore le top de la forme ca c'est vrai mais je subistais contre toute attente. Je m'achetais même des petits plaisir pour ne pas passer un réveillon trop triste, trop seule.
Vint la fameuse nuit. Aujourd'hui je m'étais refuser à sortir pour ne pas davantage souffrir de ma solitude, j'en avais assez conscience comme ça. Assise face à ma télé je mangeais avec appétit un poulet fris commandé pour l'occasion. Je m'en délectais. J'aimais vraiment trop ca.
Un soupire de plaisir m'échappait lorsque la sonnette rententit. Je m'essuyais la bouche et mettais la télé en pause avant de me ruer vers la porte. Après tout le seul cadeau que je voulais c'était lui. Serait-il revenu ?
Rêvassant comme une adolescente j'ouvrais brusquement la porte pour tomber nez à nez face à un petit livreur.

- Mademoiselle Debrev ?
- Hum, oui c'es moi. C'est pour quoi ?
- Livraison express.

Le petit bonhomme me tendit un paquet et une feuille pour signer. Sans trop comprendre j'obtempérais. Il me sourit doucement avant de me laisser comme une idiote dans l'encadrement de ma porte.

- Merci ! Et Joyeux Noël à vous.

Tout en le regardant partir je le remerciais à mon tour. C'était un homme d'une quarantaine d'année, pas très grand, ni très beau mais une famille l'attendait sans doute. Il avait une broche lapin accorché à sa veste, signe qu'il côtoyait une petite fille. Je retins un demi-sourire et refermais ma porte.
Mon dos heurta le bois noir de celle-ci. Je fixais le paquet avec curiosité, cela venait sans doute de ma grand-mère. Tout en traînant les pieds je retournais m'asseoir devant la télévision toujours muette. Je déposais le cadeau non loin de là avant de reprendre mon repas. Je n'aurais qu'à l'ouvrir plus tard pas vrai ?
Ma conscience approuvait dans mon fort intérieur alors que j'entamais un énième morceau de poulet au miel.

Minuit. Je comatais sur mon canapé fixant l'écran ou une vague de romance se déversait. Je soupirais en tenant de changer de chaîne mais c'était à peu près la même chose qui était diffusé. D'un air vide je fermais la télévision démoniaque. Tout mon appartement baignait dans l'obscurité. Planté là, j'écoutais les cris de joies provenant du dehors. Je me rappelais soudainement que j'avais quelque chose à ouvrir.

L'enveloppe de craft s'arrache finalement. Je tombais nez à nez avec une petite boîte dont le son indiquait qu'elle n'était pas vide. J'ouvrais doucement pour voir ce qu'elle contenait. Dans l'intérieur moltoné se trouvait un pendentif en forme de gouttes d'eau mais ce n'était pas tout. Un petit mot griffonné sur du papier se trouvait dans le fond.

Pour toutes les larmes que tu as sans doute versées. Pardonnes-moi. Je t'expliquerais tout très vite mais j'ai des choses à finir. Bonne soirée à toi.
Yu.

J'extirpais le collier pour l'observer avec intérêt. C'était un Crystal de Swarovski dont l'éclat même dans le noir était étonnant. J'avais eu donc raison d'espérer....
Une fois le collier attaché autour de mon cou je me remis à lire plusieurs fois le mot énigmatique qu'il m'avait laissé.
Qu'allait-il m'expliquer ? C'est alors que des pas lourds se firent entendre. Ma porte cèda brusquement. Moi vêtue d'un pyjama misérable se composant de short et tee-shirt trop grand je faisais face à cet homme que je redoutais tant. Hiroshige me souriait nerveusement, ces deux chiens de gardes à ses côté. Celui m'ayant fait passer un mauvais moment était la, toujours sa casquette sur le front.

- Mademoiselle Debrev. Veuillez nous suivre je vous prie. Tout de suite !
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MessageSujet: Tokyo's Undergound - Chap 5 : Scars   Dim 5 Mar - 20:36


Chapitre 5 : Scars

Affolée, je regardais tout ce beau monde qui venait de débarquer sans crier gare.. Je tirais sur mon haut misérable nerveusement. Malgré sa petite stature le vieux yakuza en imposait juste par sa présence. Son regard de fouine me fixait avec une colère sourde qui me déplaisait déjà. Ne me voyant pas bouger il fit un signe de tête dans ma direction ce qui fit immédiatement réagir l'homme à la casquette.
Celui-ci s'avançant vers moi je ne pus retenir un mouvement de panique et reculais.

- Non. N-non, je vous en supplie. Je ne sais rien !


Jackson, du moins il me semblait que c'était bien son nom, me souleva de terre pour me déposer sur son épaule. Les fesses en l'air, le visage paniqué, je me retrouvais traîner de force hors de chez moi. Ils remirents la porte en place alors que Jackson prenait place dans l'ascenseur. Je fus étonné qu'aucun de mes voisins ne soient sortis pour vérifier si tout allait bien mais à quoi bon de toute façon.
Je demeurais comme un sac à patate jusqu'à ce qu'on me dépose enfin dans une voiture. Je me retrouvais pressé entre l'homme à la casquette et un jeune homme bien plus fin mais qui ne cessait de sourire. En face de nous dans cette somptueuse limousine, Hirsohige me toisait férocement.

- Veuillez nous emmener chez moi Monsieur Sazuka.

Le chauffeur obtempéra en faisant vrombir le moteur. Tout le long du trajet qui me sembla interminable je n'échangeais pas le moindre mot avec mes ravisseurs. L'ambiance pesante écrasait ma poitrine d'un poids que je n'avais pas ressenti depuis quelques mois. A cet instant je me demandais où était Yugyeom, si ils étaient venu me chercher c'est parce qu'il y avait forcément un lien n'est ce pas ?
Je tentais d'imaginer les questions qu'ils me réservaient,je ne pourrais pas y répondre. J'étais sans nouvelles depuis début Août désormais. Allez savoir pourquoi c'est à cet instant que le vieux se mit à parler.

- Je vous vois pensive Mademoiselle Debrev. Ne vous en faites pas vous serez informé de la situation rapidement.

Cette voix faussement douce, ces mots bien trop gentils pour être honnêtes ne me rassurèrent nullement. A travers les vitres de la voiture je voyais défiler la ville. Les rues, les restaurants et tout le beau monde qui s'y pressait en ce soir de Noël. La panique naissant en moi se taisait peu à peu face à cette vision joyeuse. Je retins un sourire.

- Pourquoi souriez-vous ?

Cette phrase sombre me glaça avant de laisser place à l'agacement.

- Les gens dehors font plaisir à voir. Excusez moi mais je ne savais pas que c'était interdit dans cette voiture.

Hiroshige leva un sourcil poivre et sel. Et toc ! Il souriait désormais tandis que je récupérais ce qui me restais d'aplomb. Je n'avais pas perdu ma dignité ni mon caractère, qu'il m'embarque cela passait mais vouloir me soumettre et m'étouffer non merci. C'est vrai, je ne suis pas très costaud et quand bien même cela ne veut pas dire que j'ai du caractère. Je décidais donc de ne pas me laisser faire dès cet instant. La petite chose fragile ? La princesse qu'on vient sauver ? Très peu pour moi.
La voiture se balada pendant une bonne demie-heure encore avant de passer un portail bien trop haut à mon goût. Les grilles se refermèrent avec un grincement sinistre.
Le véhicule stoppait devant une immense bâtisse. Jackson ouvrit la portière sans me lâcher du regard, alors que son compagnon s'apprêtait à me violenter je lui fais signe que j'avais compris. Je quittais l'habitacle de cuir avec panache ce qui amusa à nouveau le cerveau de la bande.

- Venez, Mademoiselle Debrev.

Et voilà. J'avais suivi le loup dans sa tanière et désormais je me retrouvais coincer sur une chaise. Saucissonnée comme jamais. J'écoutais des mecs parler sans savoir réellement si je me trouvais dans le salon. Le tapis situé sous mes pieds semblait assez luxueux et c'était la même chose en ce qui concernait le mobilier. Les hommes de mains se turent lorsque Hirsohige apparut, il les congédia avec un un simple murmure. Prenant appui sur sa canne il se plaça face à moi, comme d'habitude.

- Si je vous ai fait venir c'est pour une excellente raison. Il se trouve, Mademoiselle Debrev, que depuis quelques semaines je me suis rendu compte que peu à peu mon réseau perdait en efficacité. Au départ, je pensais que ça avait un rapport avec un gang ennemi et j'ai cherché de ce côté. Toutefois cette épine dans mo pied continuait de me démanger et désormais je sais qu'elle venait de l'intérieur. De mes propres enfants.

Je tentais de faire les connections lorsqu'une idée survint. Yugyeom ?
Mes yeux s'aggrandirent soudainement. Hiroshige ricana .

- Eh oui. Vous avez compris plus rapidement que moi. C'est votre petit copain qui détruit ce que j'ai mis une vie à bâtir. Alors dites moi, ou est-il ?

Repensant à son abandon et maintenant son comportement qui n'avait plus de sens je ravalais des larmes.

- Je ne sais pas. Nous nous sommes quittés il y plusieurs moi déjà. Je n'ai plus de nouvelles...
- Et ça qu'est ce que c'est ?

Il avait parler d'une voix tonitruante en agitant le message qui s'était retrouvé dans mon cadeau de Noël.

-Je vous assure que je ne sais rien. Il parle d'explications dans son mot !! Je ne sais pas où il est allé, ni ce qu'il fait !!

Mes mots m'ecorchaient la gorge tant j'essayais de prouver ma sincérité.
Essoufflée je clôturais ma phrase par un hoquet. Le papier chiffoné tombait à terre alors que Hirsohige tournait les talons pour finalement quitté la pièce.

- C'est ce que nous verrons. Jackson, à toi.

Mes craintes les plus vives firent de nouveau surface alors que j'entendais les pas de mon tortionnaire approché.
Seule dans cette pièce avec lui, quelle horreur. Il surgit de nulle part, sans casquette ni veste, vraisemblablement il affectionnait un peu trop les débardeurs. Tout en faisant craquer ses phalanges il dégaina un scalpel. Je tentais de ne pas perdre la face en avalant ma salive.

- Jolie joujou.
- Ouais, je sais. Je vais l'inaugurer avec toi ! J'espère que ça te fait plaisir, hein ?

Tout en parlant il faisait virvolté l'arme entre ses doigts.
Je ne savais plus quelle heure il était. La notion du temps avait disparu alors qu'il s'amusait à lacérer le peu de vêtements que je portais. Mon ventre et mes cuisses une fois pleinement exposées, il me fixa avec un sourire emplit d'amusement.

- Ca va piquer tu sais. Dis moi où il est ça ira plus vite !
- Je ne sais pas où est Yugyeom.

Ma peau se couvrit d'un frisson insurmontable alors que Jackson dessinait la première entaille. Je grimaçais sous le coup de la douleur, les yeux clos et tous les muscles tendus au maximum. Pour davantage pimenter la chose quelques grain de sel vinrent chauffer la plaie. Je me mordis la lèvre en regardant mon ventre rougissant a vu d'œil.

- Je recommence.

Il se racla la gorge avec un air presque innocent.

- Ou est Yugyeom ?
- Je ne...sais...pas

Entre mes brèves respirations je tentais de répondre le plus clairement possible.
Deuxième entaille, niveau de la cuisse.
Troisième entaille, niveau de la hanche.
Quatrième entaille, sous la poitrine.
Cinquieme entaille, niveau de la seconde cuisse.
Le sang perlait sur le tapis qui m'avait émerveillé un peu plus tôt. Je parlais à peine.

- Bien il est temps pour nous de passer à un autres jeu.

Il avait l'air ravie. Moi, n'ayant jamais subi de si violente douleur, je tentais de me remettre les idées en place. La fatigue et ces plaies sur mon corps n'aidaient pas il est vrai. Je soufflais en le regardant fouiller derrière le canapé. Il ne fallait pas avoir peur, pas avoir peur...

- Que dirais-tu de " plus tu mens plus je t'envoie des décharges électriques" ?

Il éclata d'un rire sonore. Je n'aimais pas du tout sa façon de s'amuser ni de le signifier. On aurait dit une hyène prête à me dépecer sans demander son reste. Tout en s'approchant de moi il agitait un de ces petits engins très répandu aujourd'hui : un taser.
Il m'affichait son plus beau sourire avant de lever les sourcils.

- Alors, ou se trouve Yugyeom ?

Je soupirais en marmonnant " Je vous l'ai déjà dit. Je ne sais pas.".
Le taser rencontra ma peau pour mieux m'électrocuter. Je voulais hurler, je voulais le supplier d'arrêter mais tout me semblait si flou. J'étais faible. Physiquement et mentalement. Par pure sadisme il répéta cette torture trois fois de suite. Il ne me laissait plus le temps de répondre et rapidement je vis un voile noir recouvrir ma vue. L'obscurité m'accueillir avec douceur au moins je n'avais plus mal.

Une nouvelle odeur, des mouvements et le bruit d'un moteur. Alors que je tentais d'ouvrir de nouveau mes yeux je sentis une présence à mes côtés. Ma vision, encore flou, se tourna vers cette silhouette situé au volant. Je ne le connaissais pas.
Faiblement je chuchotais.

- Qui êtes vous ?

Mon interlocuteur se tourna vers moi avec surprise.

- Tiens, tu es réveillé toi. Content de voir que tu te remets. On s'est déjà vu, j'étais avec toi dans la voiture quand on allait chez Hiroshige.

Enfin mes yeux semblèrent s'ajuster. Son visage se fit plus précis et en effet je fus en mesure de le reconnaître. J'avais l'impression d'avoir une voix malade, celle quand la gorge vous pique à outrance.

- Qu'est ce que tu fais ? Pourquoi je ne suis plus...
- On ne pouvait pas te laisser dans cet état. Yugyeom serait devenu fou, du coup je me suis résolu à cramer ma couverture maintenant. Tant pis !

Un bref silence prit place.

- Ou il est ?
- En sécurité, dans notre QG où on commence à s'organiser.

Je marquais une pose dans les questions et le dévisageais d'un aire confus. Les yeux mi-clos, la bouche pâteuse je devais ressembler à un troll. Il souriait en m'observant.

- Il t'expliquera mais dis toi que tout va bien.

Je reposais ma tête contre le repose tête et fermais les yeux. Les doux mouvement de la voiture me berçaient. Enfin j'allais le revoir et il allait s'expliquer. C'était pas trop tôt mais avant ca repos.
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MessageSujet: Tokyo's Undergroung - Chap 6 : Let me Help You   Lun 6 Mar - 1:09


Chapitre 6 : Let me Help You

Une portière qui claque. Une chaleur soudaine contre mon corps que je sentais comme mort. J'avais froid et ce contact brutal me donna la force pour ouvrir les yeux. Mon chauffeur m'avait pris dans ses bras afin de m'emmener je ne sais où. Je réalisais soudain que je ne m'étais pas affolé un peu plus tôt alors que je n'avais aucune preuve de ses intentions, ni de son identité. La poisse !

- Aufait, qui es-tu ?

Son regard glissa sur moi. Des bruits sourds retentirent à mes oreilles, le décor était sombre et humide. Une usine désaffectée ? Vu l'odeur et l'atmosphère ça ne pouvait être qu'un lieu de ce genre. Plusieurs silhouettes vêtus de noirs s'avancèrent en braillant. Ballotant contre le torse de l'homme qui me portait j'observais ceux qui me dévisageaient. Un visage me semblait familier.
Brutalement, je m'agitais.

- Oh toi ! Toi !!

La colère prédominait plus que la souffrance désormais. Je me dégageais de l'inconnu pour me tenir debout. Furax. J'étais furax mais également à moitié ànue avec mes vêtements en piteux états. Tout en me tenant le bras qui avait été taser je faisais face à ce corps que je connaissais bien.
Lui, il me fixait de ce regard indescriptible. Je me ruais contre lui en manquant de m'étaler par terre.

- Espèce de connard !!

Autour de nous le monde reculait. Je voulais le frapper, le faire souffrir autant que ce que j'avais endurer ces derniers mois mais mes jambes avaient à peine la force pour supporter mon poids. Je me suis donc retrouvée à prendre appuie sur lui. Sans se soucier de quoi que ce soit il me hissa sur son épaule, cela me rappela les mauvais souvenirs avec Jackson. J'étouffais un hoquet et tentais de le frapper des mes pieds.

- Arrêtes de bouger.

Sa main vint claquer mon fessier ce qui déclencha un sursaut immédiat. Un couinement m'échappait. Des sifflements fusèrent.

- Profiteur.

Sans me répondre il m'emmena dans une pièce à part. Cela sentait le désinfectant et vu l'agencement de la pièce je présumais que c'était une infiermerie de fortune. Une petite armoire blanche assez vétuste, un lit en ferraille rouillé sans oublier une poubelle déjà bien remplie. Ses bras me relâchèrent sur le matelas vierge de tout draps.

- Maintenant tu restes tranquille. Tu t'es assez donnée en spectacle pour aujourd'hui.

J'étouffais un grognement tandis qu'il regardait les médicaments dont il disposait. Il n'avait pas changer, une égratignure de plus au niveau de la joue gauche, des cheveux teintés de noir mais c'était tout ce qu'y semblait avoir évoluer. Je me mordis la lèvre de désir, mon bassin gigotait déjà de lui même contre ce qui me servait de couchette. Voyant mon état il haussa un sourcil en dégainant un coton.

- Je croyais que j'étais un connard non ? Mais visiblement je te fais toujours autant d'effet. C'est bon à savoir.

Mes yeux s'encrèrent dans les siens alors qu'il me déshabillait. L'air glacial de la pièce fit naître une soudaine chaire de poule sur ma peau. Ne portant qu'une culotte je baissais les yeux, il était temps de penser à autres choses, de voir en lui l'idiot qui m'avait laissé. C'était impossible. Autant le laisser parler, un monologue n'a jamais tuer personne.

- Jackson ne t'a pas épargné.

Non, j'avais bien morfler. Les cotons imbibés se succédaient sur ma peau, ils dégageaient la croûte que le sel avait formé avant de nettoyer. Un soupire de soulagement m'échappait alors que la dernière plaie venaiét d'être soigné. La froideur de l'air devenait agaçante au fur et à mesure que le temps passait. Je n'osais me plaindre et me contentais de le regarder timidement.

- Tu m'as promis de t'expliquer par rapport à tout ça.

Je lui rappelais sa promesse écrite en agitant le pendentif sous son nez. Visiblement il ne s'y attendait pas, sa main attrapa la goutte de Crystal pour l'analyser attentivement.

- Je ne pensais pas que tu allais vraiment le mettre... Après ce qui s'est passé.

C'est alors que je pris conscience de l'instant présent. Nous nous retrouvions enfin, sans savoir quoi faire, ni dire. C'est dire comme nous avions l'air ridicule. Je me forçais à sourire en laissant mon collier se balader entre ses doigts.

- Si. Il est très beau et puis vu le mot que tu avais glissé je me suis dit...
- Que ?

Ses si belles pupilles noirs semblaient être une vaste galaxie dont je ne sortirais jamais. MA galaxie. MON univers contenu dans ces simples prunelles couleur onyx. J'avalais ma salive. Juste un mouvement de plus dans sa direction et il était tout à moi. Juste un seul.

- Que finalement tu avais droit à une chance de t'expliquer. Je n'ai pas aimer la façon dont ça s'est fini. Je maintiens le fait que ce tu n'étais pas toi même,et tout ceci ne serait pas arrivé si il n'y avait pas de secrets, ni de tabous entre nous. Alors !

Ses lèvres scellèrent les miennes. Alors que je mordais avec appétit dans les siennes il me taquinait de la pointe de sa langue qui bien vite gagna ma bouche. Une de mes mains se posa sur sa joue pour approfondir ce baiser. Était-ce des retrouvailles ? Ou juste une passade ?
Mon cerveau exclua immédiatement cette hypothèse lorsqu'il empoigna mes hanches pour me coller à lui.

- Jackson va avoir de mes nouvelles pour avoir massacrer un si jolis corps, crois moi. Regardes moi ce travail. Quand je pense que ça à dû lui plaire à cet abruti. Il ne t'a pas touché autrement hein ?

Je soufflais un bref non entre des baisers enflammés. Maintenant il s'en prenait à ma nuque. Celle-ci passait d'un froid brûlant à la moiteur d'une langue affamée. Les dents de Yugyeom mordaient la chaire afin de mieux me faire crier et le pire c'est que j'en redemandais. Il m'avait tellement manquer que quoi qu'il fasse je me retrouvais à le supplier de continuer de me toucher.

- Pitié, ne t'arrêtes pas.

J'agrippais ses cheveux pour le faire dériver contre ma nuque ainsi que ma clavicule. Yugyeom semblait satisfait de la tournure que prenait les choses. Il souriait largement tout en respirant à deux centimètres de mon visage.

- Je t'ai tant manquer que ca que tu commences à aimer à avoir mal bébé ? Il était temps que je revienne prendre les choses en mains tu ne crois pas ?

Nez à nez, ma respiration se mélangeait à la sienne. En dépit de l'affolement général de mes hormones je le fixais. J'avais envie de lui mettre un doute concernant ce qui c'était passé ces derniers mois. Il ne savait sans doute pas que j'étais resté célibataire. Pourquoi ne pas en jouer ? J'avais tant pleurer, je méritais bien une petite vengeance.

- Qui te dit que je n'ai pas appris certaines choses pendant ton absence ? Qu'on ne m'a pas enseigné de nouvelles façons de se faire plaisir ?

Un éclair menaçant traversa son regard. C'était dangereux,je l'avoue, d'avoir jouer cette carte là mais je n'avais pu y résister.

- J'espère que tu rigoles parce que je vais te faire passer l'envie de t'amuser avec moi. Tu voulais savoir comment je pouvais être au lit non ? Parfait !

Il me retourna violemment sur le matelas qui grinça au passage. La douce mélodie d'un mobilier trop vieux n'a pas son pareil je vous assure. Ma poitrine s'écrasa contre tissus douteux alors que je tentais de réfléchir à ce qu'il allait se passer. Un courant d'air glacé fila entre mes cuisses et je pouvais affirmer que ma culotte semblait avoir disparu à vitesse grand V. Le bruit d'une braguette qui s'ouvre. Décidément ce n'était pas ma journée... Un souffle chaud incendia brusquement mon oreille.

- Donnes moi tes mains.

La voix était si machiavélique et sulfureuse que je me résolvais à le laisser faire. Une fois mes poignets à sa merci il les attrapa fermement. Voilà, je ne pouvais plus bouger maintenant. A l'aide d'une claque sur mon postérieur il me fit écarter les cuisses davantage, cela lui laissait le champ libre évidemment. Sans demander son reste, il me pénétra violemment.
L'habitude de coucher avec lui ayant disparu, une douleur s'installa de façon passagère en moi, elle se dissipait aussi vite qu'une brise d'été pour ne laisser place qu'au plaisir. Ses coups étaient bestiales. Jamais je n'avais expérimenté une telle relation et le malaise de départ se dissipait peu à peu. En vérité ce n'était pas de l'amour, c'était de la pure baise.
Yugyeom continuait son rythme endiablé en gardant mes poignets bien en place dans mon dos. Je pouvais sentir sa satisfaction rien qu'à l'allure qu'il tenait. C'était jouissif.
N'étant pas d'une nature très silencieuse pendant l'acte je laissais échapper quelques sons. Ceux-ci se répercutèrent rapidement dans la pièce et sans doute dans le bâtiment. A nouveau je sentis le souffle brûlant de mon partenaire contre mon oreille.

- En temps normal je t'aurais fait crier de toutes tes forces mais là on a de la compagnie donc faut savoir se tenir ma belle. En plus je n'ai pas envie qu'ils en profitent, tu comprends pas vrai ?

Tout en s'éloignant de moi je le sentis mordre une de mes épaules, il marquait son territoire visiblement.
Nos bassins chuintaient en cœur. Tandis que nous tenions le rythme son sexe vint taper un point jusqu'ici inconnu de mon anatomie. Je ne pus retenir un cri et me forçais à l'étouffer dans le matelas pour plus de discrétion. La vache ! Le pire c'est qu'il avait parfaitement remarquer ma réaction et que désormais il répétait sans cesse le mouvement idyllique m'ayant provoqué ce spasme.

- Laisses toi aller...

Cette voix, cette odeur.... Ca m'avait tellement manqué que j'explosais finalement autour de son sexe. Des larmes perlaient aux coins de mes yeux, j'étais perdue entre cette passion cuisante et l'inquiétude. Mais à cet instant précis, à cet instant même je ne ressentais qu'une chose : lui. Il le savait. Il s'en servait pour mieux m'asservir. Ce fut son tour de jouir mais aujourd'hui il ne se retira pas. Une fois qu'il se fut bien déverser en moi je l'entendis se rassoir. Mon bassin chuta sur le matelas, j'étais vidée de toute mon restant d'énergie.

Il remit son pantalon en place, la fermeture coulissait afin de le fermer. Sa main effleura ma joue encombrée de cheveux, il m'embrassa sur le coin de la lèvre. Je crois que nous sommes restés à nous fixer un bon quart d'heure comme ça. Sa voix sombre avait finalement brisé le silence qui nous enveloppait.

- Alors tu m'aimes toujours ?

Mes doigts saisirent sa paume. J'acquiescais en embrassant le dos de sa main, je n'étais pas sûre que tout allait s'arranger mais je voulais juste profiter de lui. Ces petits moments me semblaient si précieux et rares que je ne voulais plus le lâcher. Pourtant la fatigue l'emportait, je fermais les yeux malgré moi ainsi le pays des rêves m'accueillit rapidement. Je perçus juste un murmure.

- Dors, je crois que tu as assez encaissé en 24h.


Le lendemain le réveil fut dur. Entre le bassin douloureux, le corps toujours souffrant des tortures de la veille je ressemblais à une mamie. Le club du troisième âge bonjour ! Une chaise se trouvait non loin du lit et à la grande surprise un petit tas de vêtement y avait été déposé à mon intention. J'enfilais ce qui semblait être des vêtements de jeunes émos car tout était noir, noir, noir et encore noir. Les coupures ne me piquaient plus ce qui facilitait la tâche de l'habillage cependant je les trouvais vilaines ces plaies. Rapidement je m'empressais de les dissimuler sous les couches de tissus et l'effet fut immédiat. On y voyait que du feu ! Par contre ma nuque je ne pouvais pas en dire autant, tant pis ! Monsieur assumera. Je quittais la pièce où j'étais clôturée pour m'aventurer dans le "QG". Les couloirs ne grouillaient certes pas de monde mais je croisais deux hommes qui m'indiquèrent le "bureau" de Yugyeom.
Face à la porte je m'interrogeais sur l'attitude à avoir. Je prenais une décision à la va vite en me ruant sur la poignée de porte mais celle-ci s'ouvrit avant que je ne fasse quoi que ce soit.

- Tiens ? Tu tombes à pic. J'allais aller prendre de tes nouvelles.

La pièce était rempli de monde. Je regardais Yugyeom d'un air surpris mais il me sourit en me traînant à l'intérieur. Il me présenta d'une traite, d'une seule phrase. Je cite : " Je vois présente Jenna Debrev, c'est ma petite amie et désormais elle est ici chez elle.". L'assemblée qui lui faisait face ne broncha pas et certaines têtes me saluèrent avec politesse.
Qu'est-ce que c'était que ce bordel ?
Yugyeom entreprit de me présenter tout le monde dans la salle. Il le fit très bien mais ayant une mémoire sélective je reconnus mon sauveur et retins au moins deux autres noms. Pour le reste il ne valait mieux oublier. Une fois que cela fut fait tout le monde quitta la pièce. Avant de disparaître mon sauveur s'avança.

- Salut. Tu as l'air d'aller mieux c'est chouette ! Je m'appelle Bambam comme Yugyeom te l'a dit. Enchanté !

Je saisissais sa main et lui souriais.

- Hey. Je crois que je t'en dois une belle en tout cas ! Merci ! Et... Pourquoi Bambam ?

Faisant mine que ces doigts formaient un pistolet il appuya sur sa tête et mima deux tirs. Le son qu'il fit était très net, très clair. BAMBAM. Tandis qu'il riait Yugyeom l'écarta en lui faisant signe de s'éloigner.

- Va jouer ailleurs tu veux ?
- Ouais ouais, j'ai compris. Je vous laisse les amoureux.

Un dernier coucou et le petit fêlé s'en alla d'un pas guilleret. Nous étions désormais seuls. Curieuse de voir sa réaction je l'observais avec mes grands yeux clairs. Eh bien ? Il souffla en étouffant un sourire.

- Tu m'en veux toujours ?
- Je crois qu'on à régler nos comptes hier Yugyeom.

Nouveau sourire.

- C'est vrai. Comment te sens-tu ?
- Je dirais que soulagé et fatigué sont les deux seuls mots qui me viennent à l'esprit.
- Tant mieux. Approches.

J'étais dans ses bras maintenant. C'était tout ce qui importait mais il y avait un élément qui me turlupinait. On était où ? Et surtout que faisait-il ici avec ces gens ?
Je me tournais face à lui.

- Il faut qu'on parle.
- Je sais mais pas maintenant. Comme je te l'ai dit dans le mot j'ai plein de choses à faire, à régler. C'est très compliqué en ce moment et je préférerais te confier tout ca quand cela sera enfin fini.

Rageusement je me mordais la lèvre. Je ne pouvais pas lui en vouloir toutefois j'allais devoir encore patienter. Pour lui, j'en étais bien capable.

- J'espère que ça se réglera vite car j'aimerais mieux comprendre mon enlèvement, ta disparition et puis ce qu'on fout ici aussi.

Sa bouche se fendit de joie avant de laisser échapper un petit rire.

- Si tu savais. Allez viens ! Je vais te faire visiter !

Je saisissais son bras au passage avant de le suivre dans cet étrange lieu que j'allais découvrir en sa compagnie.
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MessageSujet: Tokyo's Underground - Chap 6 : Listen to your Heart   Mar 7 Mar - 1:21


Chapitre 7 : Listen to your heart

- Donc en vérité c'est comme dans le film "Gangs of New York" ? Avec Daniel Day Lewis et DiCaprio !

Yugyeom marchait devant moi, l'attitude décontracté voir tranquille. Il se retourna sans s'arrêter de marcher et acquiesça.

- C'est à peu près ça oui.

Nerveusement je me mordais la lèvre en ruminant un peu.

- Et tu ne veux pas m'en parler avant que toute cette... Histoire ne soit fini ? C'est bien ça ?
- Exact. Moins tu en sais mieux tu te porteras crois moi. Oh et ici c'est notre chambre du coup.

Je stoppais le pas en jetant un regard désintéressé sur la porte de bois clair. Affichant une mine boudeuse qui se voulait polie, je lui adressais un sourire légèrement déformé.

- Notre chambre ?
- Oui, si tu vis ici je préfère savoir que tu dors dans ma chambre. Je ne suis pas du genre à partager je te l'ai déjà dit et ici les gars ont peu de retenu si tu vois ce que je veux dire.

D'un geste ample il fit cliqueté la poignée, la porte baîlla ainsi de façon à ce que je puisse voir l'intérieur. Mon regard curieux furetait dans le peu que je voyais. La pièce semblait spacieuse, pas trop moisi et étonnamment une douce atmosphère s'en dégageait.

- Tu sais y a pas de monstre là dedans.

Yugyeom rentrait dans ce qui semblait être notre future refuge pour les semaines à venir. Ce que j'entends par ce terme c'est qu'ici sera notre endroit à nous, ou l'on allait préserver notre intimité. Toujours sur ses talons j'avançais avant de fermer la porte derrière moi. Elle émettait un bruit lourd lorsqu'on la poussait un peu mais il fallait m'y faire.
Les rideaux d'un bleu foncé quasi violet étaient tirés, cela donnait un aspect profond à la chambre. Sans doute était-ce cela qui m'avait interpellé au premier regard, ce manque cruel de lumière. Le lit était dans un coin, tout propre, tout soigné. Quelques meubles de fortunes dont les tiroirs grinçaient rien que lorsqu'on les regardait mais au fond ce n'était pas gênant. Une chaise supportait le poids de plusieurs vêtements qui traînaient ce qui contrariait Yugyeom vraisemblablement. Il jettait des regards troublés tant et si bien qu'il bourra les affaires à la va vite dans un sac. Je vis des traces marrons sur le tissus. Du sang ? Un haut le cœur me secoua l'estomac.
Une fois le sac plastique isolé Yugyeom me regardait avec attention. Est-ce qu'il attendait mon approbation ?

- Voilà. La visite est fini. Tu sais, tu es ici chez toi.

Je croisais les bras en réfléchissant. Depuis que j'avais arpenté tout le bâtiment maintes questions se baladaient sous mon crâne.

- Je me doute que ça ne te plait pas. Tu peux décorer ou arranger à ta façon, personnellement je m'en fou. Écoutes, si tu es ici c'est pour ta sécurité, c'est tout ce qui m'importe pour le moment alors ne rends pas les choses plus difficiles, veux-tu ?

Je fis oui de la tête. Tout ça je le savais déjà, il ne m'apprenait rien de nouveau cependant je n'avais aucune réponses à mes interrogations.

- J'avais compris tu sais. Mais dis moi, ça veut dire que je ne retournerais plus jamais dans mon ancien appartement ? Que toutes mes affaires qui sont là-bas sont foutus ? Et l'université ? Ma grand mère qui attend des nouvelles ? Je fais comment ?

Très calmement j'avais énoncé tout cela. Yugyeom, contrarié à son tour, vint près de moi et saisis mes mains. Nos doigts se croisèrent alors qu'il se mit à parler d'une voix sombre.

- Hirsoshige ne lâchera rien. Ils savent désormais que Bambam est des nôtres et il fera tout pour nous nuir. Pour me nuir. Tu es mon point faible numéro un avec ma famille, je refuse qu'il t'arrive quoi que ce soit.
- Ça ne répond pas à...

Son pouce massa doucement ma lèvre inférieur. Nos regards s'entremêlaient, je me sentais faiblir à nouveau face à ses yeux si intenses. Il souffla ses mots, je n'aurais su dire si il parlait réellement.

- Tu vas devoir oublier ta vie d'avant. Tu pourras contacter ta grand-mère en revanche mais le reste il faut que tu l'effaces. C'est le prix à payer si tu veux rester avec moi.

Je baissais immédiatement le regard. Le sol était d'un gris froid qui sembla émoussé mes pensées.
Tout sacrifier pour lui ? Tout ? Je peinais à savoir si c'était véritablement la bonne décision mais d'un rapide mouvement de main il me rappelait à lui.

- Soit tu me choisis moi et on ne se quittera plus, soit tu retournes à ta vie passé et je disparais.

Brusquement je m'écartais. Le souffle semblait me manquer. Toute cette pression, cette souffrance des derniers jours remontait à la surface. Je tentais de parler en me tenant le cœur du mieux que je pouvais.

- Tu... N-ne peux pas me d-demander ça. C'est comme s-si on te demandait si tu voulais vivre sans jambes ou sans bras.

Inquiet de mon état, Yugyeom fit un pas vers moi mais je lui fais signe de se stopper. Cela empirait à grand rythme. Je n'eus finalement pas le choix de m'allonger pour souffler. C'était une crise d'angoisse dont le seul remède était le corps chaud de Yugyeom contre moi. Les minutes défilèrent alors que je me calmais progressivement.

Ses doigts parcouraient mes cheveux se répandant sur son torse. Je fixais une commode située non loin de là, je devais trouver les mots pour expliquer mon ressenti. Pourtant je me sentais bien lasse et la motivation me manquait.

- Je ne pensais pas que cela t'affolerait autant. Je suis désolé.

Il déposa un baiser sur mon front moite à cause de la panique d'un peu plus tôt. Je secouais la tête en soupirant. Au fond, il n'y était pour rien.

- De toute façon si je m'en vais maintenant Hiroshige me tuera. Ce choix, tu l'as fait pour moi quand tu as demandé à Bambam de me ramener à toi.

Nous échangeâmes un regard étrange. Il savait que j'avais raison et il ne démentit pas. Néanmoins je perçus des remords dans son expression. Il finit par approuver simplement.

- Pardonnes-moi. J'ai été égoïste.
- Oui, c'est vrai. Sauf que quand on est amoureux on est forcément débile par moment.

Je l'embrassais calmement. Lui, se laissait faire pour la première fois ce qui m'étonnait. Au-dessus de cet homme qui avait si souvent profité de moi, dans le meilleur sens du terme, j'ondulais calmement en prolongeant le baiser. Je souriais doucement en ne cessant de jouer avec ses lèvres.

- Décidément, tu en redemandes ?
- Tu as choisi de me supporter pas vrai ? Assumes.

Un éclat de rire plus que charmer lui échappait. Ses bras m'enlacèrent à la façon d'un serpent aux intentions douteuses. Tandis que monsieur s'amusait à me faire tomber dans ses filets, moi je n'avais d'yeux que pour lui. Un instant je me perdais à penser à mes amis et le peu de famille qui me restait. C'était injuste... Qu'allaient-ils croire ? Je les aimais.
Yugyeom perçut mon soucis.. Inutile de préciser qu'il mit tout en œuvre pour chasser cette mine blessée de mon visage. Il se ruait de nouveau sur ma nuque qui avait bien souffert la nuit dernière afin de mieux la colorer.

- Doucement s'il te plait.
- Je pensais que tu avais compris depuis hier.
- Compris quoi ?
- Que la délicatesse n'était pas mon fort.

1 point pour Yugyeom, 0 pour ma pomme. Je soufflais en réalisant que cette fois il avait raison. Je haussais les yeux au ciel en me retenant de sourire, je n'allais quand même pas admettre que ça m'avait plu !

- Ah, ça.

Une claque retentit. J'avais sursauté malgré moi.

- Oui, ça comme tu dis. Es-tu toujours sûre de vouloir de moi ?

Volontairement je me détachais de lui pour m'assoir sur les draps. Tout en me massant le menton je mimais la plus complexe des réflexions. Yugyeom se redressa sur les coudes pour mieux observer mon petit manège.

- Je crois que oui.

Il souriait. Ce si beau sourire qui m'avait tant manqué. Avec l'agilité d'un fauve il se jeta sur moi.
Les gestes étaient passionnées, parfois maladroits mais ils faisaient tant de bien. Ces retrouvailles étaient prometteuses, du moins je l'espérais.
Je faisais abstraction de la situation, du temps, du lieu. Il n'y avait que nous.
Nous et....

Cette fichu personne qui toquait à la porte. Le soutien-gorge largement exposé, le pantalon déjà défait j'observais Yugyeom. Sa bouche laissa échapper un son guttural.

- Aiiish, c'est pour quoi ?!

Non, il n'était pas de bonne humeur. Je pouvais sentir son érection poindre contre sa braguette. Le petit parasite qui venait à peine de nous déranger réclamait Yugyeom car quelqu'un souhaitait le voir. En entendant la nouvelle Yugyeom se rhabilla aussitôt. Il fallait remettre son tee-shirt, sa ceinture et bien évidemment son sexe en place. Il se racla la gorge alors que je me redressais.

- Tu devrais te reposer pour le moment. Je t'amènerais de quoi dîner ce soir, inutile de bouger de la chambre.

J'étais donc devenu une femme entretenu ? Quelle tristesse. Je soupirais en triturant les draps.
Il comptait me laisser dans cet état ? Bravo. Par vengeance je lui jetais un oreiller dans le dos. Il se retournait vers moi tout en saisissant son blouson de cuir. Ca lui allait si bien que je ne pus me résoudre à lui faire des reproches que j'avais élaboré.

- Promis, je reviens vite. Reposes toi ! On a du temps à rattraper.

Je rougissais malgré moi. Son sourire réapparut.

- Prends soin de toi, ok ?
- O-ui oui, c'est promis.
- A plus alors. Bébé.

Fier de ce qu'il venait de dire il quitta la pièce avec aisance. Gosh. Je me laissais retomber sur le matelas. Mes joues brûlaient tant leur couleur devait être vive. Une fois que l'ouragan des hormones fut passé je me contentais de fouiller les placards et dormir.
Rien de bien intéressant dans les armoires, seul des vêtements en vrac et quelques livres traînaient par ici. Ce qui m'interpellait le plus c'était cette commode. Malheureusement tous les tiroirs étaient fermés et je finissais par me convaincre que tout ceci était mieux pour moi. Décidément je ramollisais !
En vérité j'étais exténuée. Le lit m'accueillit de nouveau et dès que j'eus une position potable je sombrais aussitôt.

Quel repos. La chambre baignait littéralement dans l'obscurité désormais, il devait être très tard. Je m'etirais avant d'allumer la lampe de chevet. Mon esprit étant plus clair je m'agitais. Les lacérations me piquaient encore la peau mais rien de bien méchant.
J'étais seule et il n'y avait rien à faire. Qu'allais-je faire ? Soudain une idee surgissait dans mon esprit.  À mon rythme je me redressais et m'empressais de me rediriger vers ce meuble mystique : la commode.
Je l'inspectais, tentais de la crocheter mais rien à faire. Pourtant, un tiroir semblait plus bancale que les autres. Quel ne fut pas ma joie alors qu'il finissait par s'ouvrir. Il contenait une tonnes de papiers dont l'écriture m'était inconnu ainsi que quelques photos.
Des photos de familles. Yugyeom semblait bien entouré. Je devinais qui était sa mère, son père et ses petits frères. Quelques unes avaient été prise avec les grands-parents. Ils semblaient bien heureux.
Qu'était-il arrivé pour que tout change ? La maladie de sa mère, sans doute.
Je réalisais soudain que ma curiosité m'avait peut-être poussé trop loin, mes mains s'affairèrent à tout ranger minutieusement. Inutile qu'il soit au courant que j'avais vu ça. Ce n'était rien d'important après tout.

Je m'en retournais sur les draps et rêvassais alors que mon dîner semblait se rapprocher. Les pas que je percevais se rapprochaient de plus en plus et cette bonne odeur...

- C'est moi. Je t'ai ramener à manger.

L'horreur. Des éclats de sang sur sa joue et ses vêtements, sans oublier ses mains. Incrédule je le fixais.

- Commences à manger, j'arrive.

C'est à cet instant que je remarquais enfin une porte. Il disparut derrière celle-ci et le son d'une douche s'entendait déjà.
Je regardais le poulet tout chaud qu'il avait déposé sur le lit. Inutile de préciser que je n'avais plus d'appétit. Il fallait pourtant me forcer, je ne voulais pas qu'il s'inquiète. Je me saisissais d'un bon morceau et tentais de le manger.

Il fallait m'y faire, pas vrai ? Je ne fais plus dans le monde normale désormais. Je faisais partie d'un univers de l'ombre, celui où seul les sans cœurs réussissent. Mais allait-il encore me changer Yugyeom ? Allait-il me le prendre ce monde sans émotions ?

Peu à peu, je finissais par porter préjudice au poulet. C'était bon mais mon ventre faisait les montagnes russes de l'angoisse.
La porte de ce qui semblait être la salle de bain s'ouvrit et je découvrais un Yugyeom trempé, le bassin enroulé dans une serviette. Il se mordit la lèvre en me regardant.
Une sacré nuit se profilait à l'horizon.
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